La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective historique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

1991-1993 : création et mise en oeuvre d'un cadre institutionnel et juridique pour la gestion post-accidentelle

Rapport du programme de recherche conjoint

Au moment de la chute de l'URSS, chacune des républiques concernées (Russie, Ukraine et Biélorussie) met en place un cadre institutionnel et juridique pour la gestion post-accidentelle.
 Dès 1990, la Biélorussie, pionnière en la matière, crée un Comité d'Etat chargé d'assurer la responsabilité du suivi de la gestion post-accidentelle : le Comité Tchernobyl.
 Entre 1991 et 1992, les trois nouveaux Etats mettent en place des dispositifs juridiques et institutionnels de façon quasi simultanée.

Ces dispositifs comprennent deux volets :

  • la protection sociale des citoyens : 1ère loi biélorusse (22 février 1991), 2ème loi ukrainienne (28 février 1991), loi russe (loi du 15 mai 1991, amendée en 1992) ;
  • le statut légal des territoires contaminés : 1ère loi ukrainienne (27 février 1991), 2ème loi biélorusse (12 novembre 1991), décret du gouvernement russe (25 décembre 1992).

 
En 1992, après la mise en place de ces lois, les premiers programmes d'Etat pluriannuels sont élaborés. En Biélorussie, l'administration, et en particulier le Comité Tchernobyl, jouera un rôle clé dans la conduite des programmes d'Etat successifs depuis 1992 jusqu'à nos jours.

Le développement de projets de recherche internationaux sur les conséquences de l'accident de Tchernobyl.
Au cours de cette période charnière, deux grands projets de recherche voient également le jour :

  • Le premier est un projet conjoint de la Communauté des Etats Indépendants (ex-URSS) et de la Commission des Communautés Européennes (1991-1995) intitulé "Collaboration scientifique internationale sur les conséquences de l'accident de Tchernobyl".
  • Le deuxième projet est initié par l'administration Biélorusse en 1993 et porte sur "l'évaluation globale, sociale, économique, radiologique et écologique des territoires du district de Tchetchersk, afin d'élaborer des propositions pour une utilisation rationnelle des forces productives".

 
 Ce dernier marque le début d'une évolution d'une politique essentiellement structurée par les aspects radiologiques vers une prise en compte beaucoup plus globale des conséquences de la catastrophe, tenant compte de tous les aspects de la vie quotidienne dans les territoires contaminés.

Lois post-accidentelles biélorusses

Après la chute de l'URSS, la Biélorussie, pays le plus gravement touché par la catastrophe de Tchernobyl, a joué un rôle-clé dans la structuration de la gestion des conséquences de l’accident et dans la mise en place rapide d’un dispositif législatif adapté.

Coopération technique internationale dans les années 1990

Entre 1991 et 1995, la Communauté Européenne et la Communauté des Etats Indépendants (ex-URSS) développent un vaste programme de recherche scientifique commun pour améliorer les connaissances sur les impacts sanitaires et environnementaux de la contamination radioactive consécutive à l'accident de Tchernobyl.

Conditions de vie dans les territoires contaminés

En 1994, des enquêtes de terrain sont menées dans le district biélorusse de Tchetchersk, situé dans les zones contaminées.

Date de la dernière mise à jour : 23/08/2018