La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective historique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

L'attitude et les réactions des populations après l'accident de Tchernobyl

La ville fantôme de Pripyat

Le projet JSP-2 (Joint Study Project 2) mis en œuvre entre 1992 et 1994 dans le cadre d'un programme de coopération scientifique CEE-CEI a permis de mener des enquêtes de terrain auprès de populations ukrainiennes et biélorusses affectées par les conséquences de l'accident de Tchernobyl (135 personnes interviewées en Ukraine et une centaine de personnes interviewées en Biélorussie).

Ces études ont permis d'éclairer la façon dont la population civile a vécu la transition entre la gestion d'urgence et la phase post-accidentelle. Elles ont, en particulier, mis en évidence la façon dont a progressivement émergé la prise de conscience d'une contamination durable de l'environnement. Elles ont également montré l'influence de la gestion accidentelle et de la gestion post-accidentelle de court terme sur la situation à plus long terme.

Les effets pervers de la gestion post-accidentelle

La gestion post-accidentelle mise en place par les autorités (secret et censure, contraste entre un discours se voulant rassurant sur l'ampleur des évènements et un déploiement exceptionnel de moyens, absence de lien entre la population et les autorités mettant en oeuvre les mesures post-accidentelles, …) entraînent un effondrement de la crédibilité des autorités politiques, scientifiques et médicales.

La population face à l'accident

La gestion accidentelle et post-accidentelle soviétique est menée sous le signe du secret et de la censure. Toutefois, l'ampleur des moyens déployés fait comprendre à la population des territoires proches de Tchernobyl (y compris la ville de Kiev) que des événements graves sont en train de se produire.

La prise de conscience d'une contamination durable du territoire

Pour la population des territoires contaminés, la contamination de l'environnement constitue un phénomène nouveau et puissamment inquiétant du fait de son caractère invisible et diffus.

La "radiophobie" : une notion sans pertinence clinique 

En 1987, les autorités soviétiques ont recours à la notion de radiophobie, en expliquant le malaise des populations et leur défiance vis-à-vis des décisions officielles par le développement de peurs irraisonnées.

Les difficultés rencontrées par les populations relogées 

Outre les personnes vivant dans les territoires contaminés, les populations évacuées et relogées sont également confrontées à des difficultés importantes.

Date de la dernière mise à jour : 23/08/2018