Méthode et conclusions de la démarche PAREX

La démarche PAREX se base sur une réflexion participative et pluraliste.

Les participants

La démarche PAREX se base sur une réflexion participative et pluraliste associant :

  • des représentants de différents organismes publics concernés ;
  • des représentants de la société civile (associations, membre de commissions locales, représentants d'administration territoriale, élus territoriaux…).

Un groupe de 3 experts français impliqués depuis 1990 dans la gestion post-accidentelle de Tchernobyl dans le cadre de différents projets internationaux :

  • Jacques Lochard (Centre d'Etude sur l'Evaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire - CEPN) ;
  • Henri Ollagnon (Institut National d'Agronomie Paris-Grignon - INA-PG) ;
  • ainsi que des experts biélorusses ont animé les séances de travail.

 Les séminaires PAREX

De septembre 2005 à août 2006, 5 journées de travail ont eu lieu.Les 4 premières ont été consacrées à l'étude de thématiques correspondant à différentes phases chronologiques de la gestion post-accidentelle de l'accident de Tchernobyl :

  • 1986-1991 : passage de la phase accidentelle à la phase post-accidentelle
  • 1991-1993 : création et mise en oeuvre d'un cadre institutionnel et juridique pour la gestion post-accidentelle
  • 1993-2001 : recherche de nouvelles formes de gouvernance adaptées à la complexité de la gestion post-accidentelle
  • 2001-2005 : vers des démarches de réhabilitation durable des conditions de vie dans les territoires contaminés

La 5ème séance a permis l'intégration des enseignements recueillis au cours des séances thématiques.Pour réaliser cette démarche, de nombreuses informations et témoignages sur la gestion post-accidentelle de Tchernobyl ont été rassemblés.

Enseignements et préconisations

Les conclusions de la démarche PAREX en matière de gestion post-accidentelle nucléaire sont les suivantes :

  • acteurs publics et parties prenantes doivent travailler ensemble pour élaborer une réponse adaptée ;
  • une place majeure doit être accordée aux acteurs locaux ;
  • il est nécessaire d'engager une démarche de préparation afin de favoriser le développement des capacités d'adaptation et d'action des acteurs, individuellement et en commun ;
  • l'émergence de nouveaux modes d'actions dans le contexte français doit être favorisée, en encourageant et accompagnant des projets à dimension multi-risques menés par les collectivités territoriales, en partenariat avec des acteurs nationaux (ASN, IRSN…) ;
  • au niveau national, une plate-forme de réflexion pluraliste doit être initiée sur la réhabilitation des conditions de vie, en connexion avec les projets développés au niveau territorial ;
  • un réseau européen de coopération sur la réhabilitation des conditions de vie doit être créé pour permettre des retours d'expérience entre pays européens.

Ces recommandations ont été prises en compte par l'ASN dans le cadre des travaux engagés pour la préparation à la gestion post-accidentelle nucléaire (CODIRPA notamment).  Ces enseignements ont été rassemblés dans le rapport final PAREX et ses annexes.

Témoignage de Gilles Hériard Dubreuil

Gilles Hériard Dubreuil, Directeur de Mutadis, a mené de 1992 à 1995 des études sur les conditions de vie des populations des territoires biélorusses ukrainiens contaminés suite à l'accident de Tchernobyl.

Témoignage de Jacques Lochard

Jacques Lochard, expert en radioprotection, a participé, à partir de 1990, à des missions d'étude puis à des projets de réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés par l'accident de Tchernobyl.

Liste des participants au projet PAREX

Liste des participants au projet PAREX

Témoignage d'Henry Ollagnon

Henry Ollagnon est professeur à l'Institut National d'Agronomie, responsable de l'unité de formation et de recherche « Gestion du vivant et stratégies patrimoniales » et animateur d'une équipe d'auditeurs patrimoniaux autour de l'Institut des Stratégies Patrimoniales.

Date de la dernière mise à jour : 16/06/2017