Zonage post-accidentel

Un zonage post-accidentel a été défini par le gouvernement japonais le 22 avril 2011[1] et régulièrement révisé depuis.

La zone « interdite d’accès »
 est la zone de 20 km autour de la centrale dont les populations ont été évacuées dès le début de la phase d’urgence au mois de mars 2011 (76 000 personnes). La zone est interdite d’accès et seuls les intervenants sont autorisés à y pénétrer.

La zone « d’évacuation planifiée » (devenue zone « d’évacuation délibérée » le 29 août 2011)
 comprend les territoires situés au-delà du périmètre de 20 km, où l’exposition externe aux substances radioactives présentes dans l’environnement dépasserait 20 mSv/an.

Le 1er avril 2012, le statut d’une partie de ces zones a été requalifié[2] avec l’introduction de nouveaux périmètres (voir carte ci-dessous, source METI) :

  • Périmètres au sein desquels la levée de l’évacuation est en cours de préparation (area 1, en vert) :
    la dose externe susceptible d’être reçue est inférieure à 20 mSv/an. Les personnes sont donc autorisées, dans un premier temps, à rester temporairement sur place (séjour d’une journée maximum) et à reprendre certaines activités industrielles et agricoles. Ce périmètre comprend une partie la ville de Tamura et du village de Kawauchi depuis le 1e avril 2012, une partie de la ville de Minamisoma depuis le 16 avril 2012, une partie du village d’Iitate, depuis le 17 juillet 2012, une partie de la ville de Nahara, depuis le 10 août 2012 et une partie de la ville d’Okuma, depuis le 30 novembre 2012 ;
  • Périmètres au sein desquels le retour des populations n’est pas envisagé à court terme, mais à plus long terme (area 2, en jaune) :
     la dose externe susceptible d’être reçue est supérieure à 20 mSv/an. Seuls des retours ponctuels des populations sont autorisés. Ce périmètre comprend une partie du village de Kawauchi depuis le 1e avril 2012, une partie de la ville de Minamisoma depuis le 16 avril 2012, une partie du village d’Iitate, depuis le 17 juillet 2012 et une partie de la ville d’Okuma, depuis le 30 novembre 2012 ;
  • Périmètres au sein desquels le retour des populations n’est pas envisagé, même à long terme (area 3, en rouge) :
     la dose externe susceptible d’être reçue est supérieure à 50 mSv/an. Ce périmètre comprend une partie de la ville de Minamisoma depuis le 16 avril 2012, une partie du village d’Iitate, depuis le 17 juillet 2012 et une partie de la ville d’Okuma, depuis le 30 novembre 2012.

Les « points chauds » :

259 « points chauds » de contamination ont été identifiés à la suite d’une caractérisation précise des dépôts radioactifs dans l’environnement. Ces points chauds de contamination sont situés dans la préfecture de Fukushima, et pour certains, en dehors des zones « interdite d’accès » et « d’évacuation planifiée » (117 dans la ville de Date, 142 dans la ville de Minamisoma et 1 dans la ville de Kawauchi). L’évacuation de ces « points chauds » est également recommandée[3]. Ces restrictions seront levées lorsque la dose externe susceptible d’être reçue redeviendra inférieure à 20 mSv.

Rappel : une zone « d’évacuation préparée en cas d’urgence » avait été mise en place entre mars et septembre 2011.
 Elle correspondait aux territoires compris entre 20 et 30 km, non concernés par la zone d’évacuation planifiée.Le 30 septembre 2011, le gouvernement a levé les restrictions dans cette zone[4].

 

[1] “Basic Concept on the Establishment of a Restricted Area and Temporary Access”, 21 avril 2011.

[2] “Rearranging restricted areas, areas to which evacuation orders have been issued, and other areas”, 30 mars 2012.

[3] “Response to Specifics Spots Where Cumulative Dose during the One-year Period from the Occurrence of the Accident is Estimated to Exceed 20 mSv”, Nuclear Emergency Response Headquarters, 16 juin 2011.

[4] “Basic Approach to Reassessing Evacuation Areas”, Nuclear Emergency Response Headquarters, 9 août 2011.

Date de la dernière mise à jour : 26/03/2014