Installation de stockage provisoire (Pégase) et installation d'entreposage à sec de combustibles nucléaires (Cascad)

L’Installation nucléaire de base (INB) 22 est située sur le centre CEA de Cadarache.
L’installation Pégase comportait un ancien réacteur expérimental qui a été mis à l’arrêt définitif en 1980. L’installation a été transformée par décret en 1980.

Stokage de substance radioactives - CEA

Le réacteur Pégase a été mis en service en 1964, puis exploité une dizaine d’années sur le site de Cadarache. Par décret du 17 avril 1980, le CEA a été autorisé à réutiliser l’installation Pégase (INB 22) pour entreposer des substances radioactives, en particulier des éléments combustibles irradiés en piscine.

Cette installation, qui ne répond pas aux exigences de sûreté actuelles des installations d’entreposage, n’a plus reçu de substances radioactives à des fins d’entreposage depuis 2008 et a désentreposé une grande partie de son terme source[1]. Le dossier de démantèlement de l’installation, dont l’arrêt définitif est prévu pour fin 2023, a été déposé en 2019. Certaines opérations spécifiques de désentreposage seront soumises à autorisation de l’ASN.

Le CEA accuse en effet un retard significatif dans les opérations de désentreposage de Pégase, initialement prescrites dans la décision n° CODEP‑CLG-2017‑006524 de l’ASN du 10 février 2017. Des difficultés techniques ont amené le CEA à demander une modification de ces prescriptions, pour fixer à 2035 le désentreposage total de Pégase. Cette demande est en cours d’instruction par l’ASN.

L’installation Cascad, autorisée par le décret du 4 septembre 1989 modifiant l’installation Pégase et exploitée depuis 1990, est pérenne et dédiée à l’entreposage à sec, dans des puits, de combustible irradié.

Appréciations 2019

En 2019, l’ASN porte une appréciation assez satisfaisante sur la sûreté nucléaire et la radioprotection des installations Pégase et Cascad. Toutefois, le CEA doit améliorer le suivi du plan d’action issu du dernier réexamen périodique de l’installation.

 

[1]. Le Terme source mobilisable (TSM) correspond à la quantité d’activité radioactive susceptibles d’être impliquée dans un incident ou un accident.

Date de la dernière mise à jour : 29/05/2020