Plateforme de Marcoule

Le site en bref

Site de Marcoule

Située en rive droite du Rhône, dans le Gard, la plateforme nucléaire de Marcoule regroupe :

EN SAVOIR PLUS

Une « inspection de revue » de l'ASN et de l’ASND sur le thème des déchets et des effluents

Lancer la vidéo

Inspection de revue de l'ASN et de l'ASND destinée à contrôler la gestion des déchets et des effluents sur les installations nucléaires de base civiles et de défense de la plateforme de Marcoule.

La vie de la plateforme :

À la demande des Autorités de sûreté nucléaires civile (ASN) et de défense (ASND), une étude d’impact globale de la plateforme de Marcoule a été réalisée par les exploitants. Cette démarche a été engagée concomitamment aux demandes des exploitants de la plateforme de modifier les textes encadrant leurs rejets d’effluents dans l’environnement. En lien avec la CLI Gard-Marcoule, une démarche de consultation du public a été menée localement à partir de septembre 2011, incluant notamment l’organisation de plusieurs réunions publiques d’information. L’ASN prendra position sur les demandes des exploitants et sera amenée à édicter de nouvelles prescriptions.

Appréciations 2017

À la suite de la publication des décisions encadrant les rejets des effluents liquides et gazeux de Mélox, Centraco, Atalante et Gammatec le 1er mars 2016, l’ASN a instruit, en 2017, l’étude d’impact remise dans le cadre du démantèlement de la centrale Phénix, et entamé un processus de mise à jour des décisions de rejets de l’installation. Ces décisions seront mises à la consultation du public, de la commission locale d’information (CLI), de l’exploitant et du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques en 2018. Cette mise à jour permet de finaliser le travail de prise en compte de l’évolution des installations, avec une baisse significative des limites globales de rejets et un plan de surveillance de l’environnement commun, sur l’ensemble des installations nucléaires civiles de la plateforme.

Centre CEA de Marcoule

Le centre en bref

Site de Marcoule

Situé sur les bords du Rhône, dans le Gard, le centre CEA de Marcoule a été le berceau de l'industrie nucléaire du retraitement, avec des applications pour la défense puis pour l'électronucléaire civil.

Situé sur la plateforme de Marcoule, le centre CEA de Marcoule accueille aujourd'hui, sous la responsabilité du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), des équipes en charge de la recherche sur le cycle du combustible nucléaire.

Ces études portent notamment sur la recherche et le développement concernant le recyclage des actinides dans les réacteurs actuels et futurs, ainsi que sur la gestion des déchets associés. Le centre CEA de Marcoule joue ainsi un rôle important dans les recherches menées en application de la loi Bataille de 1991, puis de la loi relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs du 28 juin 2006 (aujourd’hui codifiée dans le code de l’environnement). Enfin, le centre est aujourd'hui le lieu de grands chantiers d'assainissement et de démantèlement, menés sur ses installations les plus anciennes.

Appréciations 2017

En 2017, l’ASN a réalisé 12 inspections sur le centre CEA de Marcoule réparties en 3 inspections transverses au centre, dont une conjointe avec l’Autorité de sûreté nucléaire de défense, 4 inspections de la centrale Phénix, 4 inspections de l’installation Atalante et une inspection du chantier de construction de l’installation d’entreposage Diadem. L’ASN considère que le niveau de sûreté nucléaire et de radioprotection du centre est globalement satisfaisant.

L’organisation transversale du centre en matière de gestion du risque incendie est apparue assez satisfaisante mais avec des points perfectibles notamment concernant le déploiement des équipes sur le vaste périmètre du centre et la coordination avec les autres installations du centre. L’organisation en matière de transport de substances radioactives est satisfaisante.

Le niveau de sûreté de l’installation Atalante se maintient, dans un contexte évolutif fort dû à la réception, en 2017, de certaines activités du Laboratoire d’études et de fabrication expérimentales de combustibles nucléaires avancés de Cadarache, et reste globalement satisfaisant. Néanmoins, les inspecteurs de l’ASN ont relevé un manque de rigueur récurrent dans l’application des règles d’exploitation de l’installation, auquel l’ASN reste attentive.

Le rapport de conclusions du réexamen périodique d’Atalante, transmis fin 2016, est en cours d’instruction et a fait l’objet de demandes de compléments par l’ASN. Il devrait être présenté en 2018 au Groupe permanent d’experts pour les laboratoires et usines avant que l’ASN ne se prononce sur la poursuite de l’exploitation de l’installation.

Sur la centrale Phénix, l’exploitant a poursuivi l’évacuation des combustibles irradiés, avec un rythme d’évacuation plus faible que prévu en raison d’aléas. L’ASN reste particulièrement vigilante au respect de la date d’évacuation des combustibles prescrite dans le décret n° 2016-739 du 2 juin 2016 relatif au démantèlement de l’installation. En parallèle, l’exploitant continue d’évacuer de gros composants (pompes, échangeurs) extraits de la cuve du réacteur, ainsi que de divers déchets de très faible activité. Une inspection réactive a été menée par l’ASN à la suite d’un événement significatif déclaré par l’exploitant et qui concerne le mauvais chargement d’un emballage de transport interne. Cette inspection a permis de souligner la bonne gestion de l’événement par l’exploitant.

Pour ce qui concerne l’installation Diadem, dédiée à l’entreposage des déchets issus du démantèlement de la centrale ­Phénix, les opérations de génie civil sont pratiquement terminées ; les travaux de cuvelage des compartiments de l’alvéole et la pose des râteliers sont en cours, tout comme les travaux de second œuvre. L’inspection réalisée en 2017 a été consacrée à l’examen des dossiers de fabrication et de montage de certains équipements ainsi qu’au traitement des non-­conformités. Au regard des éléments observés, le bilan de l’inspection s’est révélé satisfaisant.

Les installations nucléaires de base civiles du site de MARCOULE:

 N° INB

 DESIGNATION

 ACTIVITE

 71

PHENIX 

Réacteur de démonstration de la filière dite à neutrons rapides

 148

ATALANTE

Laboratoire consacré au retraitement des combustibles irradiés et à la gestion des déchets radioactifs de haute activité et à vie longue

DIADEM

 (projet)

Installation d’entreposage de déchets issus notamment du démantèlement de PHENIX (le dossier de demande de création de DIADEM est en cours d’instruction par l’ASN)

Date de la dernière mise à jour : 13/04/2018