Zone de gestion des effluents liquides

Station de traitement et d'entreposage des effluents liquides radioactifs de faible et moyenne activité du centre. Prochaine mise en service de STELLA, installation de cimentation des concentrats de traitement.

Transformation de substances radioactives - CEA

Installation contrôlée par

la division d'Orléans

La zone de gestion des effluents liquides constitue l’INB 35. Déclarée par le CEA par courrier du 27 mai 1964, elle est dédiée au traitement des effluents liquides radioactifs. Par décret du 8 janvier 2004, le CEA a été autorisé à créer dans l’INB une extension, dénommée Stella, ayant pour fonction le traitement et le conditionnement des effluents aqueux de faible activité du centre de Saclay. Ces effluents sont concentrés par évaporation puis bloqués dans une matrice de ciment afin de confectionner des colis acceptables par les centres de stockage de surface de l’Andra.

Le procédé de concentration a été mis en service en 2010, mais la fissuration des premiers colis produits a conduit l’ASN à limiter les opérations de conditionnement. Le CEA n’a procédé qu’au conditionnement de certains effluents, issus d’une cuve de l’installation qui contient 40 m3 de concentrats. Le CEA a progressé depuis dans la définition de sa solution de conditionnement de l’ensemble des effluents de l’installation. Ainsi, en juin 2018, l’Andra a autorisé le conditionnement de ces concentrats selon l’agrément 12H. Le CEA doit désormais demander à l’ASN l’autorisation de fabriquer ces colis.

Des investigations complémentaires concernant la stabilité de la structure du local d’entreposage des effluents liquides de faible activité – FA (local 97) ont conduit le CEA à suspendre, depuis 2016, la réception d’effluents provenant d’autres INB. L’ASN estime que le CEA doit clarifier sa stratégie de gestion des effluents liquides produits sur le site de Saclay, en particulier concernant le devenir du local 97 et la gestion des effluents générés par l’INB 35 elle‑même.

Par ailleurs, le décret du 8 janvier 2004 autorisant la création de Stella disposait également que le CEA évacue sous dix ans les effluents anciens entreposés dans les huit cuves dites MA500 et la cuve HA4 de l’INB 35. Du fait des difficultés techniques rencontrées dans la reprise et le conditionnement de ces déchets, le CEA n’a pas été en mesure de respecter les différentes échéances prescrites et a demandé un report d’échéance. Fin 2018, la cuve HA4 et 7 des cuves MA500 sont vides. Les opérations préparatoires pour la vidange de la dernière cuve MA500 ont débuté.

Plusieurs opérations de reprise d’effluents anciens et les dépôts de dossiers associés sont programmés par le CEA en 2019.

Appréciations 2019

Le procédé de concentration a été mis en service en 2010, mais la fissuration des premiers colis produits a conduit l’ASN à limiter les opérations de conditionnement. Le CEA a procédé au conditionnement de certains effluents, issus d’une cuve de l’installation qui contient 40 m3 de concentrats. Le CEA a progressé, depuis, dans la définition de sa solution de conditionnement de l’ensemble des effluents de l’installation. Ainsi, en juin 2018, l’Andra a autorisé le conditionnement de ces concentrats selon l’agrément 12H. En avril 2019, l’ASN a reçu du CEA la demande d’autorisation de mise en service de ces colis et a finalisé son instruction en fin d’année.

Des investigations complémentaires concernant la stabilité de la structure du local d’entreposage des effluents liquides de faible activité (local 97) ont conduit le CEA à suspendre, depuis 2016, la réception d’effluents provenant d’autres INB. La majorité des effluents radioactifs de faible et moyenne activité (FA et MA) produits par les producteurs du site de Saclay sont désormais orientés vers la STEL de Marcoule (INBS). Conformément à son engagement, le CEA a remis en novembre 2018 à l’ASN un dossier présentant la stratégie de gestion des effluents radioactifs liquides du CEA d’Île‑de‑France et la stratégie d’ensemble relative à l’INB 35. Dans ce dossier, le CEA a défini des échéances pour la cimentation des concentrats historiques entreposés sur le site, qui est une priorité pour l’installation.

Par ailleurs, la situation de la fosse 99, contenant d’anciennes cuves d’effluents organiques, avec la présence de boues contaminées en fond de cuves et en fond de fosse, demeure un enjeu de premier plan en matière d’assainissement. Les études ont été réalisées pour l’assainissement et le démontage des cuves mais l’ASN reste dans l’attente de la transmission d’un dossier de demande d’autorisation pour la réalisation de ces opérations.

Le décret du 8 janvier 2004 autorisant la création de Stella disposait également que le CEA évacue sous 10 ans les effluents anciens entreposés dans les huit cuves dites MA500 et la cuve HA4 de l’INB 35. Du fait des difficultés techniques rencontrées pour leur reprise et leur conditionnement, les opérations ont duré plus longtemps que prévu. Les opérations de vidange de la dernière cuve M500 ont significativement progressé et les boues résiduelles en fonds de cuves doivent désormais être traitées.

En 2019, les inspections réalisées par l’ASN sur cette installation ont mis en évidence une bonne maîtrise et une organisation robuste concernant le « contrôle commande », ainsi qu’une mise en œuvre satisfaisante de la maintenance. En revanche, des insuffisances ont été constatées dans le suivi du vieillissement du génie civil.

Date de la dernière mise à jour : 29/05/2020