Départements et régions d’outre-mer (DROM) et collectivités d’outre-mer (COM)

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Autorité de sûreté nucléaire

Division de Paris
12 cours Louis Lumière CS 73327
94307 Vincennes cedex
Tél. : +33 (0)1 87 36 44 02
        +33 (0)1 87 36 44 15
paris.asn@asn.fr

Les divisions d’Orléans et de Paris contrôlent conjointement la sûreté nucléaire, la radioprotection et le transport  de substances radioactives dans les 8 départements de la région Ile-de-France.

L'année 2017 en chiffres

En 2017, dans les DROM, 22 inspections ont été réalisées dans le domaine du nucléaire de proximité. Trois campagnes d’inspections sur place ont été réalisées par la division de Paris de l’ASN.

Un événement affectant un patient en radiothérapie externe a été classé au niveau 1 sur l’échelle ASN-SFRO.

Les inspections menées ont mis en évidence un certain retard dans la prise en compte de la radioprotection des patients dans les DROM. Cette carence provient en premier d’un manque de moyens dédiés à la physique médicale en radiothérapie et pour les pratiques interventionnelles radioguidées. Si l’établissement mis en demeure en 2016 pour défaut de physicien médical s’est mis en conformité, un autre centre a fait l’objet d’une mise en demeure pour le même motif en 2017. Un contrôle renforcé sera exercé en 2018.

L’année 2017 a également été marquée par la construction d’un centre d’imagerie utilisant le TEP-TDM (tomographe par émission de positons couplé à un scanner) et incluant un cyclotron pour la production locale de produits radiopharmaceutiques. Le centre fera l’objet d’une inspection préalablement à sa mise en service en 2018.

En Nouvelle-Calédonie et en Polynésie Française

Durant l’année 2017, l’ASN a poursuivi son travail de coopération avec la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie dans le cadre de leurs opérations de contrôle des installations locales, et afin de faire évoluer le cadre réglementaire régissant les activités nucléaires dans ces territoires. Cette coopération est régie par des conventions pluriannuelles signées entre ces collectivités d’outre-mer et l’ASN.

En ce qui concerne la Polynésie Française, l’ASN a apporté son appui dans l’instruction des dossiers de demande d’autorisation des activités nucléaires soumises par la Polynésie Française en 2017. L’ASN a également apporté son soutien dans le traitement d’un événement significatif de radioprotection survenu dans le service de médecine nucléaire et concernant le débordement d’une cuve d’effluents contaminés du service d’irathérapie.

En ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie, une nouvelle mission de l’ASN s’est déroulée en 2017. Cinq inspections ont été réalisées avec les autorités locales dans les domaines médicaux et industriels, sur la base du référentiel réglementaire applicable sur le territoire métropolitain. Les actions de formation des autorités locales ont été poursuivies. La problématique de la gestion des situations d’urgence et les projets médicaux envisagés sur le territoire calédonien, dont un projet de centre de médecine nucléaire, ont été plus particulièrement abordés en 2017. L’ ASN a également apporté son expertise dans le cadre des réflexions menées par la Nouvelle-Calédonie sur la création d’une cellule dédiée à la radioprotection, chargée, à terme, d’assurer notamment les missions d’instruction des demandes d’autorisation, de contrôle et de gestion des situations d’urgence.

Les installations contrôlées dans les départements et régions d’outre-mer

Martinique

Guadeloupe

La Réunion

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Le parc d’activités et d’installations à contrôler comporte :

  • les activités nucléaires de proximité  du domaine médical :
    • 4 services de radiothérapie externe ;
    • 3 services de curiethérapie ;
    • 4 services de médecine nucléaire ;
    • 26 établissements mettant en œuvre des pratiques interventionnelles radioguidées ;
    • environ 35 établissements  détenant au moins un scanner ;
    • environ 100 cabinets de radiologie médicale ;
    • environ 1 000 appareils  de radiologie dentaire ;
  • les activités nucléaires de proximité  du domaine industriel et de la recherche :
    • plus de 70 utilisateurs d’appareils  de radiologie vétérinaire ;
    • 2 sociétés de radiologie  industrielle utilisant des appareils  de gammagraphie ;
    • 2 cyclotrons dont 1 en cours d’installation.

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Utilisations médicales

La médecine fait appel, tant pour le diagnostic que pour la thérapie, à diverses sources de rayonnements ionisants qui sont produits soit par des générateurs électriques, soit par des radionucléides. Les installations dans ce domaine sont nombreuses et diversifiées.

Autres activités industrielles

L’industrie utilise des sources de rayonnements ionisants dans une grande variété d’applications et de lieux d’utilisation. Ces rayonnements sont produits soit par des radioéléments en sources scellées ou non, soit par des générateurs électriques. L’industrie a également recours à des installations nucléaires non directement liées à l’industrie électronucléaire destinées par exemple à la production de radio-pharmaceutiques, au traitement et au conditionnement de déchets de faible activité ou encore à assurer des activités de maintenance nucléaire.

Transports de substances radioactives

Une grande partie (85%) des colis de substances radioactives qui circulent en France sont constitués de radio-isotopes destinés à un usage médical, pharmaceutique ou industriel. Ces colis sont très divers. Leur radioactivité varie sur plus de douze ordres de grandeur, soit de quelques milliers de becquerels (colis pharmaceutiques) à des millions de milliards de becquerels (combustibles irradiés), et leur masse de quelques kilogrammes à une centaine de tonnes.

Date de la dernière mise à jour : 13/04/2018