L'usine Georges Besse de séparation des isotopes de l'uranium par diffusion gazeuse

L'usine EURODIF Production a arrêté progressivement sa production jusqu’en juin 2012. EURODIF Production enrichissait de l'uranium jusqu'à 5% en isotope 235 par diffusion gazeuse. Elle couvre une superficie d'environ 280 ha. Elle est implantée sur le territoire des communes de Pierrelatte (Drôme), St Paul-Trois-Châteaux (Drôme) et Bollène (Vaucluse). Le site se trouve situé à l'intérieur de l'île constituée par le Rhône à l'ouest et le canal de Donzère à Mondragon à l'est. Il est situé au sud du site nucléaire Orano du Tricastin et est à l'ouest de la centrale EDF.

Transformation de substances radioactives - Eurodif

Installation contrôlée par :

la division de Lyon

L'installation en bref

L’installation d’enrichissement de l’uranium Eurodif (INB 93) était constituée principalement d’une usine de séparation des isotopes de l’uranium par le procédé de diffusion gazeuse.

À la suite de l’arrêt de la production de cette usine en mai 2012, l’exploitant, Eurodif production, a mis en œuvre, de 2013 à 2016, les opérations de « rinçage intensif suivi de la mise « en air » d’Eurodif » (opération Prisme), qui consistaient à effectuer des opérations de rinçages répétés des circuits de diffusion gazeuse avec du trifluorure de chlore (ClF3), une substance toxique et dangereuse, qui a permis d’extraire la quasi‑totalité de l’uranium résiduel déposé dans les barrières de diffusion. Ces opérations sont désormais terminées.

L’exploitant a déposé sa demande de mise à l’arrêt définitif et de démantèlement de l’installation en mars 2015. En 2018, l’instruction du dossier s’est poursuivie.

Appréciations 2018

Les enjeux du démantèlement concernent le volume de déchets TFA produits (dont 160 000 tonnes de déchets TFA métalliques) et la durée du démantèlement, qui doit être aussi courte que possible en tenant compte des meilleures connaissances scientifiques et techniques du moment et dans des conditions économiques acceptables (estimée à 30 ans actuellement).

À la suite des opérations préparatoires à la mise à l’arrêt définitif et au démantèlement de l’usine Eurodif, qui ont été menées depuis 2017, l’ASN a autorisé, en août 2018, le passage des installations arrêtées vers une phase d’attente, sous surveillance, qui doit durer jusqu’au lancement des premières opérations de démantèlement, prévues à l’horizon 2028. L’ASN s’est préalablement assurée, notamment par différentes inspections, que les installations étaient dans un état sûr. Elle a notamment vérifié l’évacuation préalable des déchets d’exploitation.

L’ASN veillera notamment au maintien de la rigueur de la surveillance des installations et d’une culture de sûreté adaptée à la situation spécifique d’arrêt des installations.

Désormais, le principal risque résiduel de l’installation est lié aux conteneurs d’UF6 des parcs d’entreposage, appartenant encore au périmètre de l’installation. Ces parcs devraient être rattachés à terme aux Parcs uranifères du Tricastin (INB 178).

Principales étapes réglementaires

 

Décret d'autorisation (DAC)

 

 

Création par décret du 8 septembre 1977, modifié par décret n° 2013-424 du 24 mai 2013
Autorisation de mise en service définitif : lettre SIN 4401/83 du 25 août 1983

 

 

Rapport de sûreté (RS)

 

 

Rapport préliminaire de sûreté de 2011

 

 

Règles générales d'Exploitation (RGE)

 

 

Edition de décembre 2013

 

 

Arrêté de rejet des effluents liquides et gazeux et de prélèvement d'eau

 

 

Décision n° 2013-DC-0356 du 16 juillet 2013
Décision n° 2013-DC-0357 du 16 juillet 2013, homologuée par l’arrêté du 20 août 2013 

 

 

Plan d'Urgence interne (PUI)

 

 

Edition de 2013

 

 

Etude déchets (ED)

 

 

Etude déchets révisée en 2013

 

Date de la dernière mise à jour : 16/05/2019