Réacteur à haut flux de l’Institut Laue‑Langevin (ILL) à Grenoble (Isère)

L'ILL (Institut Laüe Langevin), organisme de recherche internationale, abrite un réacteur à haut flux neutronique (RHF) de 58 MW, à eau lourde, qui produit des faisceaux de neutrons thermiques très intenses destinés à la recherche fondamentale, notamment dans les domaines de la physique du solide, de la physique neutronique et de la biologie moléculaire. Le RHF constitue l'INB 67 et accueille sur son périmètre l'EMBL (European Molecular Biology), laboratoire de recherche internationale en biologie.

Réacteur de recherche - Institut Laue Langevin (ILL)

Installion contrôlée par :

la division de Lyon

L'installation en bref

L'ILL (Institut Laüe Langevin), organisme de recherche internationale, abrite un réacteur à haut flux neutronique (RHF) de 58 MW, à eau lourde, qui produit des faisceaux de neutrons thermiques très intenses destinés à la recherche fondamentale, notamment dans les domaines de la physique du solide, de la physique neutronique et de la biologie moléculaire. Le RHF constitue l'INB 67 et accueille sur son périmètre l'EMBL (European Molecular Biology), laboratoire de recherche internationale en biologie.

Le RHF constitue l’INB 67 et accueille sur son périmètre l’EMBL (European Molecular Biology), laboratoire de recherche internationale en biologie. Cette INB composée d’environ 500 personnes occupe une surface de 12 ha, située entre l’Isère et le Drac, juste en amont du confluent, à proximité du centre CEA de Grenoble.

Appréciations 2020

Au travers de ses activités de contrôle en 2020, l’ASN considère que la sûreté du RHF est gérée de façon satisfaisante et que la mise en application du système de gestion intégrée est correctement réalisée. Plusieurs actions de contrôle de 2020 visaient des domaines dans lesquels des lacunes avaient été détectées les années précédentes. Des améliorations ont été notées par l’ASN en matière de gestion des déchets et des modifications, ainsi que de la qualité au laboratoire de mesures de radioactivité dans l’environnement. L’ILL avait établi en 2018 un plan d’action ambitieux relatif à la maîtrise des risques liés à l’incendie. L’ASN a constaté que son avancement était en cours, mais que plusieurs travaux d’ampleur restaient encore inachevés. La vigilance sera maintenue sur cette thématique dans les prochaines années. L’ASN a poursuivi en 2020 l’instruction du rapport de réexamen et sera attentive en 2021 aux différents plans d’action mis en place dans ce cadre par l’ILL. 

Principales étapes réglementaires

Décret d'autorisation de création n°1 (DAC)

19/06/1969

Mise en exploitation

31/08/1971

DAC n°2 (à la suite d'un arrêt de plus de 2 ans avec changement du "bloc pile")

05/12/1994

Autorisation de remise en service

30/12/1994

Arrêté ministériel de prélèvements d’eau et de rejets d'effluents liquides et gazeux

03/08/2007

Rapport de sûreté (RDS)

05/03/2004

Règles générales d'exploitation (RGE)

2011

Prescriptions techniques (PT)

21/06/2006

Plan d'urgence interne (PUI)

09/12/2010

Plan particulier d'intervention (PPI)

19/12/2006

Etude déchets

25/02/2010

Manuel d’organisation de la qualité

07/08/2009

Les risques

Matières nucléaires

  • Un élément combustible contient 8,6 kg d'uranium 235
    (teneur en uranium de UAl3 = 93%)
  • Produits de fission (activité maxi. = 2 exa Bq)
  • Eau lourde (41 m3)
  • Tritium (7 peta Bq)

Produits chimiques (sous forme de gaz)

Accidents de référence pris en compte dans le PPI

  • Fusion du cœur à l'air
  • Explosion à l'installation de détritiation
  • Fuite de tritium

Date de la dernière mise à jour : 27/05/2021