Centrale nucléaire du Tricastin

Le site du Tricastin abrite la centrale nucléaire exploitée par EDF dans le département de la Drôme, sur la commune de Saint -Paul-Trois-Châteaux.
Cette centrale nucléaire est constituée de 4 réacteurs à eau sous pression d'une puissance de 900 Mwe chacun.
Les réacteurs n°1 et 2 constituent l'installation nucléaire de base (INB) n° 87, les réacteurs n°3 et 4 constituent l'installation nucléaire de base (INB) n° 88.

Réacteurs de 900 MWe - EDF

Installation contrôlée par :

la division de Lyon

Le site en bref

La centrale nucléaire du Tricastin est constituée de quatre réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 900 MWe chacun : les réacteurs 1 et 2, mis en service en 1980, constituent l’INB 87, les réacteurs 3 et 4, mis en service en 1981, constituent l’INB 88.

Appréciations 2019

La centrale nucléaire du Tricastin est constituée de quatre REP d’une puissance de 900 MWe chacun : les réacteurs 1 et 2, mis en service en 1980, constituent l’INB 87, les réacteurs 3 et 4, mis en service en 1981, constituent l’INB 88.

L’ASN considère que les performances globales de la centrale nucléaire du Tricastin en matière de sûreté nucléaire, de protection de l’environnement rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF. L’ASN considère en revanche que les performances en matière de radioprotection sont en retrait par rapport à la moyenne nationale.

En matière de sûreté nucléaire, si les performances de la centrale nucléaire rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF, l’ASN considère toutefois qu’elles se sont détériorées, avec notamment le blocage d’un assemblage de combustible usé lors du retrait des équipements internes supérieurs de la cuve du réacteur 2, et l’occurrence de multiples événements significatifs pour la sûreté lors de la phase de redémarrage du réacteur 1 à l’issue de sa quatrième visite décennale pourtant initiée de façon satisfaisante. Plus généralement, sur l’année 2019, l’ASN a constaté des fragilités sur le respect des spécifications techniques d’exploitation, la mise en œuvre des pratiques de fiabilisation, la surveillance en salle de commande, la mise en configuration des circuits et l’intégrité de la première barrière, constituée par les gaines des assemblages de combustible. Le traitement des alarmes en salle de commande s’est maintenu à un niveau satisfaisant après les actions engagées en 2018. Sur le plan de la maintenance, l’ASN considère que la maîtrise des arrêts pour maintenance programmée et renouvellement partiel du combustible s’est détériorée en 2019. Le réacteur 1 de la centrale nucléaire du Tricastin a été mis à l’arrêt entre juin et décembre 2019 pour sa quatrième visite décennale, s’inscrivant comme une étape du quatrième réexamen périodique (voir Faits marquants). Ce réacteur est le premier des réacteurs de 900 MWe d’EDF à atteindre cette échéance.

En matière de protection de l’environnement, l’ASN estime que les performances de la centrale nucléaire, tout en étant conformes à l’appréciation générale portée sur EDF, restent contrastées. Alors que l’exploitant a mis en œuvre des actions d’amélioration de la maîtrise du confinement des effluents liquides, l’ASN relève cependant qu’une fuite sur une tuyauterie véhiculant des effluents radioactifs a conduit à la pollution des eaux souterraines de la nappe phréatique interne au site par du tritium en novembre 2019. Par ailleurs, l’ASN enregistre à nouveau une fragilité persistante sur les systèmes de traitement des effluents radioactifs. Concernant les déchets, leur gestion reste toujours perfectible, mais est en amélioration par rapport à 2018.

En matière de radioprotection, l’ASN constate que l’année 2019 a été marquée par deux cas de contamination d’intervenants conduisant à une exposition cutanée supérieure au quart de la limite réglementaire annuelle. De plus, plusieurs événements significatifs ont traduit un manque de culture de radioprotection de certains intervenants. L’ASN estime donc que la centrale nucléaire du Tricastin est en retrait sur le sujet et qu’il est nécessaire que l’exploitant mette en place rapidement des actions structurantes pour améliorer, sur le terrain, la culture de radioprotection des intervenants.

S’agissant de la sécurité des travailleurs, des difficultés demeurent en matière de conformité règlementaire des installations, néanmoins sans accident grave en 2019. Ainsi, dans la lignée de 2018, le risque électrique n’est toujours pas maîtrisé de manière satisfaisante, de même que le risque lié au travail en hauteur avec, par exemple, des échafaudages non conformes.

Principales étapes réglementaires

 Réacteur 1

 Réacteur 2

 Réacteur 3

 Réacteur 4

 Décret d'utilité publique

 6 août 1975

 Décret de création et décret(s) modificatifs éventuels

 2 juillet 1976 modifié par décrets du 29 novembre 2004 et du 15 décembre 2015

 Date de 1 ère divergence

 21 février 1980

 22 juillet 1980

 29 juillet 1980

 31 mai 1981

 Autorisation d'utiliser le MOX

 25 juillet 1980

Décisions de l'ASN relatives aux prélèvements d'eau et au rejet des effluents liquides et gazeux

 Mise en service

 1980

 1980

 1980

 1981

Date de la dernière mise à jour : 28/05/2020