Centrale nucléaire du Tricastin

Le site du Tricastin abrite la centrale nucléaire exploitée par EDF dans le département de la Drôme, sur la commune de Saint -Paul-Trois-Châteaux.
Cette centrale nucléaire est constituée de 4 réacteurs à eau sous pression d'une puissance de 900 Mwe chacun.
Les réacteurs n°1 et 2 constituent l'installation nucléaire de base (INB) n° 87, les réacteurs n°3 et 4 constituent l'installation nucléaire de base (INB) n° 88.

Réacteurs de 900 MWe - EDF

Installation contrôlée par :

la division de Lyon

Le site en bref

La centrale nucléaire du Tricastin est constituée de quatre réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 900 MWe chacun : les réacteurs 1 et 2, mis en service en 1980, constituent l’INB 87, les réacteurs 3 et 4, mis en service en 1981, constituent l’INB 88.

Appréciations 2020

L’ASN considère que les performances globales de la centrale nucléaire du Tricastin en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement rejoignent globalement l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur les centrales nucléaires d’EDF. L’incidence de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid‑19 a été maîtrisée de manière satisfaisante par la centrale nucléaire, particulièrement en ce qui concerne la surveillance et l’exploitation des installations, le maintien de l’organisation de crise et la gestion des déchets.

En matière de sûreté nucléaire, l’ASN estime que les performances de la centrale nucléaire, tout en étant conformes à l’appréciation générale portée sur les centrales nucléaires d’EDF, restent contrastées. Les fragilités observées en 2019 sur le respect des spécifications techniques d’exploitation, sur la mise en œuvre des pratiques de fiabilisation et sur la mise en configuration des circuits ont persisté en 2020. De plus, des difficultés ont été constatées concernant la réalisation des essais périodiques. En revanche, l’ASN relève des améliorations de la maîtrise des risques liés à l’incendie et de l’intégrité de la première barrière, constituée par les gaines des assemblages combustibles, malgré un événement marquant lié à la présence d’un corps étranger dans les circuits avec la découverte d’une vis dans la cuve du réacteur 4 lors de son rechargement en combustible. Sur le plan de la maintenance, les 4 réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin ont été arrêtés en 2020 pour maintenance programmée et renouvellement partiel du combustible. Dans le contexte de la crise sanitaire, l’ASN considère que la maîtrise des arrêts pour maintenance programmée et renouvellement partiel du combustible doit encore progresser en 2020, des améliorations étant notamment attendues sur la gestion des écarts de conformité, la planification et la préparation des activités de maintenance ainsi que l’assurance de la qualité.

En matière de radioprotection, l’ASN estime que les performances de la centrale nucléaire sont conformes à l’appréciation générale portée sur les centrales nucléaires d’EDF et en amélioration par rapport à 2019. La maîtrise des activités sous‑traitées dans le champ de la radioprotection a notamment progressé tout au long de l’année 2020. Des fragilités sont toutefois toujours observées concernant la propreté radiologique des installations et la mise en œuvre de la démarche d’optimisation de la radioprotection lors des arrêts de réacteur, avec des difficultés à établir des prévisions dosimétriques précises et adaptées.

En matière de protection de l’environnement, l’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire rejoignent l’appréciation générale que l’ASN porte sur les centrales nucléaires d’EDF, et s’améliorent par rapport aux années précédentes. La maîtrise du confinement des liquides a progressé. Concernant la maîtrise des activités relatives aux rejets et la surveillance de l’environnement, des écarts ponctuels ont été constatés en 2020, et l’ASN attend un retour à une situation nominale de traitement des effluents après les difficultés rencontrées ces dernières années sur les systèmes de traitement par évaporation des effluents radioactifs. Enfin, la gestion des déchets est globalement satisfaisante, malgré un manque de rigueur persistant dans le suivi des quantités de déchets radioactifs entreposés dans le bâtiment des auxiliaires de conditionnement.

En matière de sécurité des travailleurs, l’ASN considère que les résultats du site sont satisfaisants. L’ASN note qu’aucun accident grave n’a eu lieu cette année et que l’accidentologie, notamment pendant les arrêts de réacteur, a été maîtrisée. Sur le plan de la protection des travailleurs au regard de la crise sanitaire, l’ASN a constaté que le site avait mis en place, dès le mois de mars 2020, des mesures de protection adaptées qui ont évolué au fur et à mesure de l’avancée des connaissances.

Principales étapes réglementaires

 Réacteur 1

 Réacteur 2

 Réacteur 3

 Réacteur 4

 Décret d'utilité publique

 6 août 1975

 Décret de création et décret(s) modificatifs éventuels

 2 juillet 1976 modifié par décrets du 29 novembre 2004 et du 15 décembre 2015

 Date de 1 ère divergence

 21 février 1980

 22 juillet 1980

 29 juillet 1980

 31 mai 1981

 Autorisation d'utiliser le MOX

 25 juillet 1980

Décisions de l'ASN relatives aux prélèvements d'eau et au rejet des effluents liquides et gazeux

 Mise en service

 1980

 1980

 1980

 1981

Date de la dernière mise à jour : 27/05/2021