Centrale nucléaire de Cruas-Meysse

La centrale nucléaire de Cruas‑Meysse, mise en service entre 1984 et 1985 et exploitée par EDF dans le département de l’Ardèche sur le territoire des communes de Cruas et de Meysse, est constituée de quatre réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 900 MWe chacun. Les réacteurs 1 et 2 constituent l’INB 111, les réacteurs 3 et 4 constituent l’INB 112.

Réacteurs de 900 MWe - EDF

Installation contrôlée par :

la division de Lyon

Le site en bref

La centrale nucléaire de Cruas‑Meysse, mise en service entre 1984 et 1985 et exploitée par EDF dans le département de l’Ardèche sur le territoire des communes de Cruas et de Meysse, est constituée de quatre réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 900 MWe chacun. Les réacteurs 1 et 2 constituent l’INB 111, les réacteurs 3 et 4 constituent l’INB 112.

Appréciations 2018

La centrale nucléaire de Cruas‑Meysse, mise en service entre 1984 et 1985 et exploitée par EDF dans le département de l’Ardèche sur le territoire des communes de Cruas et de Meysse, est constituée de quatre réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 900 MWe chacun. Les réacteurs 1 et 2 constituent l’INB 111, les réacteurs 3 et 4 constituent l’INB 112.

L’ASN considère que les performances globales de la centrale nucléaire de Cruas‑Meysse sont en retrait par rapport à l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF.

En 2018, l’ASN a en particulier relevé des lacunes en matière de traitement des écarts ainsi que de protection de l’environnement. L’ASN estime donc nécessaire qu’EDF mette en place rapidement des actions structurantes pour restaurer, sur le terrain, les capacités techniques requises pour maintenir la conformité de ses installations aux exigences de conception, fabrication, réalisation et exploitation des matériels.

En matière de sûreté nucléaire, l’ASN note quelques progrès par rapport à 2017. La centrale nucléaire de Cruas‑Meysse affiche un meilleur respect des spécifications techniques d’exploitation, avec des indicateurs en progrès depuis cinq ans. L’ASN note ainsi un recul du nombre d’arrêts automatiques, ainsi qu’une meilleure gestion des activités qui consistent à placer les organes des circuits dans une configuration donnée, de telle sorte que le circuit et les matériels répondent à des objectifs d’exploitation, de disponibilité et de sûreté. Fin 2017, l’ASN a pris une décision afin d’imposer à la centrale nucléaire de Cruas‑Meysse un renforcement du contrôle des opérations réalisées sur les matériels assurant la fonction de sûreté de maîtrise des réactions nucléaires en chaîne. L’ASN note qu’EDF s’est correctement saisie du sujet, notamment en identifiant des difficultés en matière de formation du personnel et des lacunes dans la connaissance de certains matériels ou le pilotage du réacteur. Une inspection de récolement de cette décision a montré qu’EDF avait mis en place une organisation satisfaisante pour répondre aux enjeux associés à la décision de l’ASN. Cependant, la déclaration par EDF d’un événement significatif au mois de septembre 2018 montre qu’EDF doit encore poursuivre ses efforts et maintenir son niveau de vigilance sur cette thématique.

La question de l’incendie reste préoccupante sur le site. Malgré une diminution du nombre de départs de feu en 2018, l’ASN considère que l’organisation de la centrale nucléaire sur cette question doit impérativement être renforcée.

Dans le domaine des arrêts de réacteur, l’ASN considère que la situation est mitigée ; EDF doit progresser dans la qualité de la préparation des arrêts de réacteurs, par une sécurisation de ses processus internes.

En matière de protection de l’environnement, l’année 2018 a été marquée par deux pollutions de la nappe phréatique pendant l’été, au tritium et aux hydrocarbures.

Dans le domaine de la radioprotection, l’année 2018 se situe dans la continuité des années précédentes, avec une dosimétrie collective maîtrisée, mais des difficultés à obtenir des niveaux satisfaisants de propreté radiologique lors des arrêts de réacteur et un défaut de maîtrise des accès aux zones présentant de forts enjeux dosimétriques.

Principales étapes réglementaires

 Réacteur 1

 Réacteur 2

 Réacteur 3

 Réacteur 4

 Décret d'utilité publique

 27 février 1978

 Décret de création et décret(s) modificatifs éventuels

 8 décembre 1980

 Date de 1 ère divergence

 2 avril 1983

 1er août 1984

 9 avril 1984

 1er octobre 1984

 Autorisation d'utiliser le MOX

 Sans objet

Décisions de rejets d'effluents liquides et gazeux

 Mise en service

 1983

 1984

 1984

 1984

Date de la dernière mise à jour : 16/05/2019