Centrale nucléaire de Cruas-Meysse

La centrale nucléaire de Cruas‑Meysse, mise en service entre 1984 et 1985 et exploitée par EDF dans le département de l’Ardèche sur le territoire des communes de Cruas et de Meysse, est constituée de quatre réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 900 MWe chacun. Les réacteurs 1 et 2 constituent l’INB 111, les réacteurs 3 et 4 constituent l’INB 112.

Réacteurs de 900 MWe - EDF

Installation contrôlée par :

la division de Lyon

Le site en bref

La centrale nucléaire de Cruas‑Meysse, mise en service entre 1984 et 1985 et exploitée par EDF dans le département de l’Ardèche sur le territoire des communes de Cruas et de Meysse, est constituée de quatre réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 900 MWe chacun. Les réacteurs 1 et 2 constituent l’INB 111, les réacteurs 3 et 4 constituent l’INB 112.

Appréciations 2019

L’ASN considère que les performances de la centrale nucléaire de Cruas‑Meysse rejoignent globalement l’appréciation générale portée sur EDF dans les domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Les performances en matière de protection de l’environnement et de gestion des déchets restent cependant en retrait.

En matière de sûreté nucléaire, l’ASN considère que la centrale nucléaire de Cruas‑Meysse maintient ses performances. L’ASN relève en particulier que le travail engagé en 2018 sur la gestion des écarts porte ses fruits. L’ASN considère que le plan d’action mis en place par EDF permet de répondre aux attentes et attend une consolidation de ces résultats dans ce domaine en 2020. La prévention des arrêts automatiques des réacteurs a également progressé.

L’année 2019 a également été marquée par la survenue, le 11 novembre 2019, d’un séisme sur la commune du Teil en Ardèche (voir Faits marquants). Les secousses enregistrées par les systèmes de mesure de l’accélération dont est muni le site ont atteint des seuils dits « d’inspection ». L’atteinte de ces seuils a conduit EDF à procéder à la mise à l’arrêt des réacteurs 2, 3 et 4, qui étaient en production, en vue de réaliser des contrôles et des essais permettant de vérifier l’absence de dégradation des équipements et des installations. Le programme d’investigation et ses résultats ont été soumis à l’ASN, qui a autorisé la reprise de leur exploitation. L’analyse a posteriori des valeurs d’accélération enregistrées le jour du séisme montre que les valeurs ressenties sur le site sont largement inférieures aux valeurs d’accélération prises en compte pour la conception de la centrale nucléaire.

Dans le domaine de la maintenance et de la maîtrise des travaux liés aux arrêts de réacteur, l’ASN considère qu’EDF a progressé dans la qualité de la préparation des arrêts et dans le traitement des aléas survenant au cours des arrêts.

Dans le domaine de la radioprotection, l’ASN relève les actions engagées par l’exploitant, bien que la propreté radiologique et la maîtrise du risque de contamination en période d’arrêt de réacteur doivent encore être améliorées.

Concernant la protection de l’environnement, l’ASN a relevé de nouveau des lacunes en matière de gestion des déchets. En effet, malgré les actions engagées dans ce domaine en réponse aux demandes émises par l’ASN en 2018, l’année 2019 a été marquée par l’évacuation de déchets potentiellement pathogènes vers un centre de traitement sans vérification préalable. L’ASN a relevé en inspection que les aires à déchets concernées n’étaient pas exploitées conformément aux règles en vigueur et elle a demandé à EDF de suspendre leur exploitation jusqu’à leur mise en conformité. En matière de protection de l’environnement, le suivi et le traitement des pollutions au tritium et aux hydrocarbures de la nappe phréatique, survenues durant l’été 2018, se sont poursuivis en 2019.

Les inspections réalisées cette année par les inspecteurs du travail de l’ASN ont permis de confirmer les efforts menés par l’exploitant pour la prévention des risques vitaux, le développement de nouveaux procédés sécurisés pour les travailleurs et la tenue générale des chantiers. Les accidents ou presque accidents qui se sont produits ont fait l’objet d’analyses et de plans d’action de qualité, et les efforts engagés doivent être maintenus, notamment pour la déclinaison organisationnelle de la prévention sur le terrain.

Principales étapes réglementaires

 Réacteur 1

 Réacteur 2

 Réacteur 3

 Réacteur 4

 Décret d'utilité publique

 27 février 1978

 Décret de création et décret(s) modificatifs éventuels

 8 décembre 1980

 Date de 1 ère divergence

 2 avril 1983

 1er août 1984

 9 avril 1984

 1er octobre 1984

 Autorisation d'utiliser le MOX

 Sans objet

Décisions de rejets d'effluents liquides et gazeux

 Mise en service

 1983

 1984

 1984

 1984

Date de la dernière mise à jour : 28/05/2020