Faire progresser la sûreté nucléaire et la radioprotection

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Les installations de recherche et les installations industrielles (autres que les installations de traitement et d’entreposage du cycle du combustible)

Outre les centrales nucléaires de production d’électricité, exploitées par EDF, et les usines du « cycle du combustible », exploitées par Areva, l’ASN contrôle d’autres  installations nucléaires de base (INB), notamment des INB consacrées à la recherche et certaines INB industrielles civiles.

Réacteur ÉOLE- Réacteur en configuration AMMON. © G.Lesénéchal/CEA

Réacteur ÉOLE- Réacteur en configuration AMMON. © G.Lesénéchal/CEA

Outre les centrales nucléaires de production d’électricité, exploitées par EDF, et les usines du « cycle du combustible », exploitées par Areva, l’ASN contrôle d’autres  installations nucléaires de base (INB), notamment des INB consacrées à la recherche et certaines INB industrielles civiles.

Ces installations sont distinctes des INB directement liées à la production d’électricité, même si certaines d’entre elles interviennent en appui des activités industrielles liées au cycle du combustible, à la production électronucléaire, au traitement et au stockage des déchets radioactifs.

Physique, métallurgie, électronique, biologie, climatologie, simulation, chimie, environnement… les activités des INB de recherche (qui vont de la recherche fondamentale aux développements appliqués) ont démarré en France dès la fin des années 1940. La variété et l’historique des activités couvertes expliquent la grande diversité des installations concernées. La France possède un parc de réacteurs expérimentaux et de laboratoires de recherche principalement exploités par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Quelques autres installations de recherche dont l’ASN assure le contrôle en France sont exploitées par l’Institut Laue-Langevin (ILL), l’organisation internationale ITER, le Ganil.

Les INB industrielles civiles sont exploitées pour des applications dans le domaine de la santé (production de substances utilisés par les applications d’imagerie médicale ou de radiothérapie), de la stérilisation (les irradiateurs sont utilisés notamment pour stériliser certains aliments ou des articles à usage médical) ou de la maintenance de composants nucléaires. Elles sont exploitées par des industriels privés – par exemple, CIS bio international, Synergy Health, Ionisos ou SOMANU.

Les quantités de substances radioactives utilisées dans ces installations peuvent être très variables. Par ailleurs, les enjeux de sûreté peuvent être très différents suivant que les substances radioactives y sont utilisées scellées ou manipulées.. Une attention particulière est alors apportée afin que le risque de dissémination soit le plus faible possible et que les produits marqués soient éliminés dans des filières spécifiques.

Chacune de ces installations nucléaire constitue un cas particulier pour lequel l’ASN doit adapter son contrôle tout en faisant appliquer les pratiques et règles en matière de sûreté.

Les installations de recherche

Une majeure partie des installations de recherche dans le domaine nucléaire, ont été mises en exploitation depuis le début des années 1960. Les équipements de ces installations vieillissent. L’ASN s’attache à ce que, malgré le vieillissement de ces installations, leur exploitation s’opère avec un niveau de sûreté élevé et sans cesse en amélioration. Ces installations ont également subi des modifications au fil du temps, parfois sans réexamen d’ensemble du point de vue de la sûreté.

Les installations nucléaires de bases industrielles

L’industrie utilise de longue date des sources de rayonnements ionisants dans une grande variété d’applications et de lieux d’utilisation. Ces rayonnements sont produits soit par des radioéléments – essentiellement artificiels – en sources scellées ou non, soit par des générateurs électriques.

Date de la dernière mise à jour : 02/11/2017