La sûreté des centrales nucléaires

La France est l’un des pays dotés du plus grand nombre de centrales nucléaires au monde. Pour s’assurer de leur fonctionnement dans des conditions optimales de sûreté, l’Etat a chargé un organisme public indépendant, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de contrôler leur sûreté.

Les rejets

La sûreté des centrales nucléaires
La sûreté des centrales nucléaires

Comme toutes les autres industries, les activités nucléaires génèrent diverses substances, qu’elles soient radioactives ou non. Lorsque leurs caractéristiques le permettent – elles ne doivent en particulier porter atteinte ni à la santé des personnes ni à la qualité de l’environnement -, ces sous-produits sont relâchés dans l’environnement sous forme liquide ou gazeuse. On parle alors de « rejets ». Les substances libérées proviennent par exemple des circuits d’épuration et de filtration qui collectent une partie des éléments radioactifs générés dans les centrales nucléaires. Bien sûr, l’exploitant est tenu de réduire l’impact de ces rejets, notamment radioactifs, à des valeurs aussi basses que possible.
 
Chaque mois, l’exploitant communique à l’ASN ses résultats en matière de rejets. Depuis plusieurs années, les relevés indiquent que ceux-ci sont en constante diminution. Par exemple, la quantité de certains rejets liquides de la centrale de Flamanville en éléments radioactifs ont diminué d’un facteur 100 en 17 ans. Il s’agit de rejets d’éléments (autres que le tritium et le carbone 14) dont la radioactivité est passée de 151 à 1,2 Giga Becquerel – une unité qui mesure la radioactivité - entre 1986 et 2003.

La réglementation se durcit 

Prenant acte des progrès réalisés, l’ASN a décidé depuis le début des années 2000 de réduire les quantités d’effluents que les centrales nucléaires sont autorisées à rejeter. Les « valeurs limites » concernant les réacteurs de 900 et 1300 Mégawatts ont par exemple été divisées d’un facteur quarante pour certaines substances. Ces limites ont en revanche été accrues d’un facteur 1,25 pour les rejets en tritium liquide – une substance radioactive produite par les réacteurs nucléaires- afin de permettre à EDF de modifier sa gestion du combustible nucléaire.
 
Les centrales nucléaires diffusent également de la chaleur dans l’environnement. Lorsque ces rejets thermiques se font dans les cours d’eau, ceux-ci voient leur température s’élever localement de quelques degrés, ce qui, en l’absence de limitation de ces rejets, peut nuire à la faune, notamment aux espèces de poissons présentes. Là encore, ces rejets sont réglementés.

Date de la dernière mise à jour : 06/02/2018