Exercice de crise nucléaire à Saint-Laurent

Publié le 19/11/2002 à 00:00

Note d'information

Un exercice de crise nucléaire a eu lieu le 19 novembre. Cet exercice a permis de tester l'organisation que mettraient en place EDF et les pouvoirs publics afin de faire face à un accident nucléaire.

 

L'exercice, qui s'est joué de 7h00 à 15h30 environ, a mobilisé principalement les équipes de crise :
- de la préfecture du département du Loir-et-Cher. Le poste de commandement fixe (PCF) a été mis en place à la préfecture et a regroupé les principaux services de l'Etat (pompiers, gendarmerie, DRIRE, DDE, DDASS...) ainsi que des représentants de la Mission d'appui à la gestion du risque nucléaire (MARN) du ministère de l'intérieur. Un poste de commandement opérationnel (PCO) a été activé à Lailly-en-Val ;
- de la Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DGSNR), de son appui technique l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), et de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) de la région Centre ;
- de l'exploitant, au niveau national et sur le site de Saint-Laurent-des-Eaux ;

 

La situation accidentelle retenue dans le scénario comportait plusieurs défaillances successives sur le réacteur fictif 3 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent. Le scénario était initié à 7h00 par une rupture de tube de générateur de vapeur, tuyauterie assurant le transfert de chaleur entre le circuit primaire et le circuit secondaire. Cette rupture a entraîné un faible rejet radioactif dans l'environnement au travers d'une soupape de sécurité ; la soupape s'étant mal refermée, les rejets se sont poursuivis mais à un niveau non détectable par les balises de mesure de la radioactivité. Plusieurs défaillances supplémentaires sont intervenues dans la matinée sur des systèmes d'alimentation électrique et sur une pompe d'injection ; celles-ci étaient réparées à 12h00. A 12h45, la soupape s'ouvrait à nouveau, conduisant à de nouveaux rejets radioactifs. Cependant, en raison du faible niveau des rejets, aucune mesure de protection de la population n'était nécessaire et le préfet n'a pas déclenché son plan particulier d'intervention (PPI). La soupape était définitivement refermée à 14h45 et l'exercice a pris fin à 15h30.

 

La situation aurait conduit à classer cet incident au niveau 2 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) qui compte 7 niveaux.

 

Une réunion d'évaluation générale de l'exercice réunissant l'ensemble des représentants des différents acteurs de l'exercice aura lieu le 19 décembre dans les locaux de la DGSNR à Paris.

 

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017