Exercice de crise nucléaire à Golfech

Publié le 14/11/2002 à 00:00

Note d'information

Un exercice de crise nucléaire a eu lieu le 14 novembre sur le CNPE de Golfech. Cet exercice a permis de tester l'organisation que mettraient en place EDF et les pouvoirs publics afin de faire face à un accident nucléaire.

 

L'exercice, qui s'est joué de 8h30 à 16h45 environ, a mobilisé principalement les équipes de crise :
- de la préfecture du département du Tarn-et-Garonne. Le poste de commandement fixe (PCF) a été mis en place à la préfecture et a regroupé les principaux services de l'Etat (pompiers, gendarmerie, DRIRE, DDE, DDASS...) ainsi que des représentants de la Mission d'appui à la gestion du risque nucléaire (MARN) du ministère de l'intérieur. Un poste de commandement opérationnel (PCO) a été activé à Lavit ;

 

- de la Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DGSNR), de son appui technique l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), et de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) de la région Aquitaine ;

 

- de l'exploitant EDF, au niveau national et sur le site de Golfech.

 

La situation accidentelle retenue dans le scénario a été initiée, vers 8h30, par un incendie sur le transformateur auxiliaire du réacteur fictif 3 de la centrale nucléaire de Golfech. Une fuite du circuit primaire principal a été détectée dans ce même réacteur. La dégradation de la situation a conduit à un découvrement du coeur du réacteur à partir de 12h40. A 14h30, un début de fusion du coeur a été annoncé et de faibles rejets dans l'environnement ont eu lieu. La perspective de récupération, pour partie, des systèmes d'injection de sécurité et d'aspersion de l'enceinte aurait conduit au retour à un état stable de l'installation vers 18h.

 

L'évolution de la situation a mené au déclenchement de la phase réflexe du plan particulier d'intervention, à 9h20 : les populations se trouvant dans un périmètre de 2 km autour du site ont donc été mises à l'abri. Des mesures fictives d'évacuation de la population dans un périmètre de 3km, au nord de la centrale, ont été prises. Elles ont été complétées par la mise à l'abri et l'ingestion fictives de comprimés d'iode pour les populations situées entre 3 et 5 km autour de la centrale.

 

L'exercice a pris fin à 16h45.

 

La situation aurait conduit à classer cet incident au niveau 5del'INESqui compte 7 niveaux.
Une réunion d'évaluation générale de l'exercice réunissant l'ensemble des représentants des différents acteurs de l'exercice aura lieu le 17 janvier 2003 dans les locaux de la DGSNR à Paris.

 

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017