AUTORISATION DE REDEMARRAGE DU REACTEUR N° 1 DU TRICASTIN

Publié le 28/06/1999 à 00:00

Communiqué de presse

Le 28 juin 1999, l'Autorité de sûreté nucléaire a autorisé le redémarrage du réacteur N° 1 de 900 MW de la centrale nucléaire du Tricastin, à l'issue de sa deuxième visite décennale.

 

Les contrôles réalisés lors de cette visite effectuée en mars 1999 avaient révélé que la cuve contenant le coeur de ce réacteur est affectée d'une douzaine de défauts allant jusqu'à dix millimètres de profondeur sous le revêtement intérieur en acier inoxydable.

 

L'Autorité de sûreté nucléaire a consulté le groupe d'experts compétents en la matière, à savoir la Section permanente nucléaire de la Commission centrale des appareils à pression (SPN), sur la base des documents fournis par EDF. Il en ressort que :

 

ces défauts, plus grands que ceux constatés jusqu'alors sur les réacteurs B1 et B2 de la centrale de Saint-Laurent-les-Eaux et le réacteur n°6 de la centrale de Gravelines, proviennent, lors de la fabrication de la cuve, d'une conjonction de conditions métallurgiques et de réalisation défavorables ;
compte tenu des caractéristiques propres à la cuve de Tricastin 1 et de leur localisation, ces défauts ne posent pas de problème de sûreté à court ou moyen terme.

 

Dans ces conditions, l'Autorité de sûreté a autorisé le redémarrage aux conditions suivantes :

 

la mise en place d'une consigne de conduite visant à éviter de se rapprocher de la température minimale autorisée de l'eau injectée en cas d'accident . Cela permet ainsi de limiter l'ampleur des sollicitations thermiques auxquelles la cuve pourrait être soumise en cas d'accident ;
une nouvelle inspection de cette cuve dans un délai de cinq ans maximum contre dix ans habituellement, afin de confirmer que ces défauts n'évoluent pas.

 

Les cuves des six autres réacteurs de 900 MW qui n'ont pas encore été contrôlées de manière complète seront toutes inspectées dans un délai de deux ans.

 

La SPN s'est également prononcée sur le problème général de la tenue en service des cuves des réacteurs des centrales de 900 MW, les plus anciennes du parc électronucléaire et mises en service entre 1977 et 1987. Elle conclut que la démarche menée par EDF permet d'avoir des assurances sur la tenue des cuves sous l'effet du vieillissement jusqu'à 30 ans mais demande des études complémentaires pour se prononcer au delà de cette échéance.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017