Mise en demeure de la centrale de Bugey de recouvrir les boues déjà traîtées par l'installation mobile et d'effectuer trois prélèvements journaliers destinés à des analyses bactériologiques.

Publié le 13/08/2001 à 00:00

Communiqué de presse

Par arrêté du 3 mai 2001, les ministres chargés de l'industrie et de l'environnement ont autorisé Electricité de France, Centre Nucléaire de Production d'Electricité (CNPE) du Bugey, à exploiter temporairement une installation mobile de traitement des boues issues des aéroréfrigérants de la centrale.

L'unité de traitement est une installation mobile expérimentale. Le procédé utilisé fait appel à la déshydratation et à l'hygiènisation des boues porteuses d'agents pathogènes de types Legionella pneumophila et Naegleria fowleri. Il se fait par l'adjonction de chaux au moyen d'une trémie dans les boues liquides, suivie d'un malaxage du mélange boues liquides et chaux. Ce procédé entraîne une montée rapide en température. L'exploitant doit veiller sur le maintient du palier minimum de 80 °C pendant une durée d'une heure, afin d'éradiquer les espèces pathogènes.

 

Afin de vérifier l'efficacité du procédé, l'arrêté interministériel d'autorisation demande à EDF de faire procéder à 3 analyses bactériologiques par jour : à la mise en route journalière, en milieu puis en fin d'exploitation. Ce même arrêté impose également de stocker les boues dans des bennes couvertes afin d'éviter leur recontamination éventuelle.

 

Alors que l'installation était en cours d'exploitation depuis le 19 juin 2001, les inspecteurs de l'Autorité de sûreté ont constaté, lors d'une inspection au CNPE du Bugey le 24 juillet 2001, que seules 8 analyses bactériologiques avaient été effectuées et que les boues étaient entreposées à même le sol après traitement. L'Autorité de sûreté a donc mis en demeure le directeur du CNPE de Bugey de recouvrir les boues déjà traitées et d'en effectuer les analyses bactériologiques prévues selon un échantillonnage représentatif. Pour poursuivre l'exploitation de cette installation EDF devra effectuer, comme le demande l'arrêté, les trois prélèvements journaliers en aval du procédé. En cas de non respect de cette mise en demeure sous quinze jours, l'Autorité de sûreté proposera des sanctions pénales.

 

 

 

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017