Surexposition d’un membre du personnel du service de médecine nucléaire du CHU d’Angers au niveau des mains

Publié le 01/03/2019 à 10:45

Communiqué de presse

Le 31 janvier 2019, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été informée par le centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers d’un événement significatif de radioprotection concernant le dépassement, pour un travailleur, de la valeur limite réglementaire d’exposition annuelle au niveau des mains, qui est fixée à 500 millisieverts. Cet événement concerne un membre du personnel du service de médecine nucléaire de l’établissement.

La médecine nucléaire est une technique d’imagerie utilisant des radionucléides à des fins de diagnostic ou de thérapie. Du personnel spécialisé est en charge de la préparation, du contrôle de qualité, de la dispensation, et de la traçabilité des produits radiopharmaceutiques. Ces opérations sont donc susceptibles de l’exposer aux rayonnements ionisants.

Du fait d’une transmission tardive des dosimètres du mois de novembre 2018 au laboratoire chargé d’en faire la lecture, l’événement a été mis en évidence en janvier 2019 lors de la réception des résultats du suivi dosimétrique. Ces derniers ont révélé que l’un des collaborateurs avait  reçu, au cours du mois de novembre 2018, une dose équivalente aux mains de 723 mSv.

Compte tenu du dépassement de la valeur limite annuelle d’exposition aux extrémités, l’ASN classe cet événement au niveau 2 sur l’échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité).

Ce dépassement de la valeur limite d’exposition a fait l’objet d’investigations, menées par le service de médecine nucléaire, qui n’ont cependant pas permis, rétrospectivement, d’identifier l’origine de la surexposition.

L’ASN a réalisé le 1er février 2019 une inspection qui n’a pas non plus permis de déterminer les circonstances exactes de cette surexposition. En revanche, elle a mis en lumière des dysfonctionnements en matière de gestion et d’analyse des dispositifs dosimétriques et a permis d’identifier des axes d’amélioration en matière de réalisation des contrôles de non-contamination après la manipulation de produits radiopharmaceutiques ainsi que d’enregistrement de ces contrôles.

La lettre de suite de cette inspection est consultable sur le site Internet de l’ASN (lien ci-dessous).

La personne concernée ne manipulera pas de radionucléides pendant une période de douze mois.

L’ASN tient à souligner l’obligation, pour tous les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants, de porter l’ensemble de leurs dispositifs dosimétriques, en particulier lors de situations d’expositions potentiellement hétérogènes des mains, afin de détecter au plus tôt une exposition anormale.

Consulter la lettre de suites de l'inspection du 1er février 2019

Date de la dernière mise à jour : 01/03/2019