L'Autorité de sûreté nucléaire prend position sur les modifications destinées à corriger les non-conformités des centrales nucléaires de Belleville, Cattenom, Golfech, Nogent et Penly

Publié le 01/06/2001 à 00:00

Note d'information

Le 27 avril, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait décidé de reclasser au niveau 2 de l'échelle INES une anomalie qui affectait les vannes de certains circuits de sécurité des 12 réacteurs des centrales nucléaires de Belleville sur Loire (Cher), Cattenom (Moselle), Golfech (Tarn et Garonne), Nogent sur Seine (Aube) et Penly (Seine maritime).

Cette anomalie, déclarée par EDF le 12 mars 2001 à l'ASN, conduisait à un risque de blocage des vannes des circuits de recirculation.

Le circuit de recirculation est nécessaire, en cas de fuite du circuit primaire, pour récupérer, une fois que les réserves d'eau sont vides, l'eau de la fuite au fond du bâtiment du réacteur et la renvoyer dans les circuits d'injection d'eau de sécurité (circuit RIS) et d'aspersion d'eau dans l'enceinte (circuit EAS), afin d'assurer le refroidissement du réacteur.

Pour les réacteurs de Belleville, Cattenom, Golfech, Nogent et Penly, les études réalisées par EDF montrent que, à cause de leur conception particulière, il n'était pas possible de garantir que les vannes pourront être ouvertes en cas de besoin à cause d'effets thermiques indésirables.
 
A la suite de la découverte de ces anomalies, EDF avait programmé, à l'occasion des prochains arrêts pour rechargement en combustible des réacteurs concernés, une modification dite volet A visant à garantir en toutes circonstances le bon fonctionnement de ces vannes.

Des compléments d'étude réalisés par EDF depuis le 12 mars 2001 ont montré que ce risque de blocage existe pour plusieurs cas envisageables d'accident.

Ces nouveaux éléments avaient amené l'ASN à reclasser cet incident au niveau 2 de l'échelle INES : il s'agit du premier incident classé à ce niveau en France en 2001.
 
Compte tenu de la réévaluation des conséquences de cette anomalie, l'ASN avait considéré qu'il n'était pas possible d'attendre les arrêts pour rechargement pour corriger la situation. EDF a donc proposé une modification simplifiée dite "volet 0" pouvant être mise en oeuvre très rapidement sur l'ensemble des réacteurs concernés, sans nécessiter l'arrêt de ces réacteurs.

Le 11 mai 2001, l'ASN a donné son accord à la réalisation de cette modification qui a été réalisée par EDF sur tous les réacteurs concernés au plus tard le 20 mai 2001. Le risque d'un blocage des vannes en cas d'accident peut donc être aujourd'hui écarté.

Une note d'information plus détaillée sur cet incident est disponible.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017