L’ASN émet un avis positif sur les options de sûreté du projet de réacteur ATMEA1

Publié le 07/02/2012 à 10:00

Note d'information

A l’issue d’un examen qui a duré 18 mois, l’ASN émet un avis positif sur les options de sûreté du projet de réacteur ATMEA1.

L’ASN a mené, avec l’appui technique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), la revue des options de sûreté du réacteur à eau sous pression ATMEA1. Ce réacteur de moyenne puissance (1100 MWe) est conçu par la société ATMEA, coentreprise formée par AREVA et Mitsubishi Heavy Industries (MHI).

Cette revue des options de sûreté a été effectuée à la demande de la société ATMEA. Bien qu’elle ne s’inscrive pas aujourd’hui dans la perspective d’une demande d’autorisation de création d’un tel réacteur en France, cette revue a été menée dans les conditions qui encadrent la création des installations nucléaires de base sur le territoire français. L’ASN a notamment recueilli en 2011 les avis des Groupes permanents d’experts pour les réacteurs nucléaires (GPR) et pour les équipements sous pression nucléaires (GPESPN) qui concernent les options de sûreté de ce nouveau réacteur.

L’ASN rend publics son avis et le rapport sur lequel il s’appuie, qui concluent que les options de sûreté retenues par la société ATMEA pour son projet de réacteur sont globalement satisfaisantes au regard des exigences françaises. Dans un contexte français, cet avis serait une étape préalable à la procédure d’autorisation de création d’un tel réacteur.

Au stade de la conception détaillée, la société ATMEA devra être particulièrement vigilante sur l’optimisation de l’exposition des travailleurs aux rayonnements ionisants, sur les dispositions nécessaires à l’ « élimination pratique » de certains accidents ou à l’exclusion de la rupture de certaines tuyauteries et, bien évidemment, sur la poursuite de la prise en compte des enseignements tirés de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (Japon).

L’ASN rappelle qu’en France, la demande d’autorisation de création est portée par l’exploitant et non par le concepteur du réacteur.

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Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017