L’ASN autorise une poursuite de fonctionnement limitée jusqu’en 2019 des réacteurs expérimentaux EOLE et MINERVE, sous réserve de renforcements sismiques des installations

Publié le 16/12/2014 à 14:00

Note d'information

L’ASN a analysé le rapport présentant les conclusions du deuxième réexamen de sûreté des installations nucléaires de base (INB) 42 et 95, dénommées EOLE et MINERVE, deux réacteurs expérimentaux de type maquette critique, exploités par le CEA et situés dans un même bâtiment du centre de Cadarache (Bouches-du-Rhône).

Le réacteur expérimental EOLE - © P.Stroppa/CEA

Le réexamen de sûreté a pour but d’examiner en profondeur l’état des installations pour vérifier qu’elles sont conformes au référentiel applicable (examen de conformité). Il a en outre pour objectif d’améliorer le niveau de sûreté des installations. Dans ce but, les exigences applicables aux installations sont comparées à celles auxquelles doivent répondre les installations les plus récentes (réévaluation de sûreté). L’évolution des connaissances ainsi que le retour d’expérience national et international sont également pris en compte. Les améliorations qui peuvent être raisonnablement mises en place sont réalisées. Le réexamen de sûreté permet par ailleurs de vérifier que les différents phénomènes de vieillissement des installations seront maitrisés pendant une période minimale de dix années supplémentaires. Ainsi, les réexamens de sûreté constituent l’une des pierres angulaires de la sûreté en France, en imposant à l’exploitant non seulement de maintenir le niveau de sûreté de son installation mais aussi de l’améliorer.

Le réacteur MINERVE - © P.Dumas/CEA

 

L’ASN considère que l’instruction du deuxième réexamen de sûreté a mis en évidence une situation globalement satisfaisante pour la plus grande partie des risques. En revanche, le réexamen a confirmé la faiblesse des installations par rapport au risque sismique.

Le CEA a indiqué avoir décidé l’arrêt des réacteurs pour 2019, ainsi que le désentreposage des combustibles sans usage et des renforcements.

L’ASN a, dans sa décision du 30 octobre 2014, conditionné la poursuite du fonctionnement de ces installations à la mise en œuvre de ces renforcements dans des échéances prescrites et au désentreposage des combustibles sans usage.

L’ASN a confirmé au CEA qu’un éventuel fonctionnement des installations au-delà de 2019 n’est envisageable qu’avec un renforcement plus important de l’installation au niveau du séisme majoré de sécurité.

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Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017