L'Autorité de sûreté nucléaire reclasse au niveau 2 de l'échelle INES une anomalie qui affecte des circuits de sécurité des centrales nucléaires de Belleville, Cattenom, Golfech, Nogent et Penly

Publié le 02/05/2001 à 00:00

Communiqué de presse

Le 27 avril, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé de reclasser au niveau 2 de l'échelle INES une anomalie qui affecte les vannes de certains circuits de sécurité des 12 réacteurs des centrales nucléaires de Belleville sur Loire (Cher), Cattenom (Moselle), Golfech (Tarn et Garonne), Nogent sur Seine (Aube) et Penly (Seine maritime).

Cette anomalie, déclarée par EDF le 12 mars 2001 à l'ASN, conduit à un risque de blocage des vannes des circuits de recirculation. Cet incident avait été provisoirement classé au niveau 1 de l'échelle INES.

Le circuit de recirculation est nécessaire, en cas de fuite du circuit primaire, pour récupérer, une fois que les réserves d'eau sont vides, l'eau de la fuite au fond du bâtiment du réacteur et la renvoyer dans les circuits d'injection d'eau de sécurité (circuit RIS) et d'aspersion d'eau dans l'enceinte (circuit EAS), afin d'assurer le refroidissement du réacteur.

Pour les réacteurs de Belleville, Cattenom, Golfech, Nogent et Penly, les études réalisées par EDF montrent que, à cause de leur conception particulière, il n'est pas possible de garantir que les vannes pourront être ouvertes en cas de besoin à cause d'effets thermiques indésirables.
 
A la suite de la découverte de ces anomalies, EDF avait programmé, à l'occasion des prochains arrêts pour rechargement en combustible des réacteurs concernés, une modification visant à garantir en toutes circonstances le bon fonctionnement de ces vannes.

Des compléments d'étude réalisés par EDF depuis le 12 mars 2001 montrent maintenant que ce risque de blocage existe pour plusieurs cas envisageables d'accident.

Compte tenu de la réévaluation des conséquences de cette anomalie, l'ASN considère qu'il n'est pas possible d'attendre ces arrêts pour corriger la situation. EDF a donc proposé une modification provisoire plus rapide dont les conditions sont actuellement en cours d'examen par l'ASN et son appui technique, l'IPSN.

Ces nouveaux éléments amènent également l'ASN à reclasser cet incident au niveau 2 de l'échelle INES : il s'agit du premier incident classé à ce niveau en France en 2001.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017