Incident de transport d'un colis de matières radioactives fin 2001 : irradiation d'un deuxième employé de la société FedEx

Publié le 25/06/2002 à 00:00

Communiqué de presse

A la suite de l'incident qui s'est produit fin 2001 lors du transport d'un colis de matières radioactives entre la Suède et les Etats-Unis, les résultats des derniers examens médicaux effectués sur des employés de la société Federal Express (FedEx) de Roissy montrent qu'un deuxième employé aurait été irradié et aurait reçu une dose de l'ordre de 100 millisieverts (1).

Des examens médicaux effectués par les laboratoires de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sur deux employés de la société FedEx ayant révélé que l'un deux avait été irradié, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait demandé à la société FedEx de faire procéder à des examens complémentaires sur d'autres employés de cette société. Ce sont les résultats de ces examens complémentaires qui viennent d'être connus et qui montrent l'irradiation d'un deuxième employé.

Il y a une présomption très forte, mais sans certitude absolue, que le colis ayant transité à Roissy en décembre dernier est à l'origine de cette irradiation.

L'ASN a demandé à la société FedEx de réaliser une étude des postes de travail de son personnel pouvant manipuler des colis de matières radioactives et d'appliquer la méthode d'optimisation ALARA permettant de réduire les doses susceptibles d'être reçues par son personnel.

L'Autorité de sûreté nucléaire a informé la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) ainsi que les Autorités suédoise et américaine de ces nouveaux éléments.

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Le 7 janvier, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait été informée par les Autorités de sûreté américaine et suédoise, ainsi que par l'agence de Roissy de la société Federal Express (FedEx), d'un incident de transport de matières radioactives, impliquant un colis dont le débit de dose était anormalement élevé.

A la livraison du colis à La Nouvelle Orléans le 2 janvier, le destinataire avait détecté un débit de dose annormalement élevé et avait informé l'Autorité de sûreté américaine. Le débit de dose sur une face de colis s'élevait à 4 millisieverts par heure à 25 mètres et sur l'autre face à 0,01 millisievert par heure à 5 mètres.

L'Autorité suédoise a classé cet incident au niveau 3 de l'échelle INES, du fait de la défaillance de la protection contre les rayonnements.

Lire le communiqué de presse du 2 mai 2002 concernant le même incident
Lire le communiqué de presse du 9 janvier 2002 concernant le même incident.

(1) Cette dose doit être comparée à la dose maximale admise pour une personne du public, soit 1 millisievert par an, et à la dose maximale admise pour un travailleur de l'industrie nucléaire, soit 20 millisieverts par an.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017