L'Autorité de sûreté nucléaire classe au niveau 2 de l'échelle INES la succession d'incidents survenus sur le réacteur 3 de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme)

Publié le 29/11/2000 à 00:00

Communiqué de presse

Plusieurs incidents successifs sont intervenus sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) entre le 21 et le 24 novembre 2000 lors des opérations de préparation du redémarrage de ce réacteur qui était en arrêt pour maintenance et rechargement en combustible.
 
Des oublis ou des actions inappropriées des équipes de conduite du réacteur ont conduit, à quatre reprises, à ne pas respecter les règles générales d'exploitation.
 
Les règles générales d'exploitation rassemblent les spécifications approuvées par l'Autorité de sûreté nucléaire qui encadrent le fonctionnement du réacteur : elles spécifient notamment quels sont les matériels (circuits, pompes, échangeurs, …) qui doivent être en service en fonction de l'état du réacteur. Le respect absolu de ces règles par l'exploitant constitue un aspect essentiel de la rigueur d'exploitation.
 
L'inspection réalisée sur place par l'Autorité de sûreté nucléaire le 27 novembre 2000 a montré que des défauts d'organisation des équipes de conduite sont à l'origine des incidents : en particulier une séparation insuffisante entre la réalisation des opérations de conduite et leur contrôle a empêché que certaines erreurs soient détectées en temps utile. L'inspection a également montré que certaines règles et procédures n'étaient pas suffisamment connues des équipes de conduite.
 
Ces incidents n'ont, à aucun moment, directement affecté le niveau de sûreté de l'installation : en conséquence, chacun d'entre eux devrait être classé, au plus, au niveau 1 de l'échelle des événements nucléaires (échelle INES). Leur accumulation dans un temps très bref, significatif d'un manque de rigueur caractérisé, conduit cependant l'Autorité de sûreté à classer le dernier d'entre eux au niveau 2 de l'échelle INES.
 
A la demande de l'Autorité de sûreté nucléaire, EDF a interrompu le redémarrage du réacteur et a préparé un plan d'actions immédiates visant notamment à renforcer les contrôles entre les différentes phases de redémarrage du réacteur n° 3. Après examen de ce plan d'actions, l'Autorité de sûreté nucléaire a autorisé le 29 novembre 2000 la poursuite de ce redémarrage.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017