Exercice de crise nucléaire sur l'installation CEA Atalante

Publié le 25/01/2001 à 00:00

Note d'information

Un exercice de crise nucléaire a eu lieu le 18 janvier 2001 sur l'installation CEA Atalante située à l'intérieur de l'établissement COGEMA de Marcoule (Gard). Cet exercice a permis de tester l'organisation que mettraient en place le CEA, COGEMA et les pouvoirs publics afin de faire face à un accident nucléaire.
 
L'exercice, qui s'est déroulé de 9h00 à 16h30 environ, a mobilisé principalement les équipes de crise :
- de la préfecture du département du Gard. Le poste de commandement fixe a été mis en place à la préfecture de Nîmes et a regroupé les principaux services de l'Etat (pompiers, gendarmerie, DRIRE, DDASS, ...) ainsi que des représentants de la Mission d'appui à la gestion du risque nucléaire (MARN) du ministère de l'Intérieur ;
- de la Direction de la sûreté des installations nucléaires (DSIN), de son appui technique, l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN), et de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) de la région Languedoc-Roussillon ;
- du CEA et de COGEMA, sur le site de Marcoule ;
- de l'Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI), qui a mis en place un centre de crise dans ses locaux du Vésinet.
 
L'exercice n'a pas impliqué directement les populations voisines du site nucléaire. Toutefois, une information préalable a été faite durant la préparation de l'exercice.
 
La situation accidentelle retenue dans le scénario de l'exercice comprenait un incident de criticité sur de la matière fissile à l'état liquide à l'intérieur de l'installation Atalante. Cette réaction de criticité bien que se poursuivant au cours de la journée n'a pas entraîné de rejet significatif à l'extérieur du site et n'a pas nécessité de prendre de mesures de protection de la population.
 
Vers 16h30, l'exercice a été levé lorsque la décision a été prise par les autorités de chauffer le liquide fissile afin de l'évaporer et d'arrêter ainsi la réaction de criticité.
 
Cet incident aurait été classé au niveau 3 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) qui compte 7 niveaux.
 
Une réunion d'évaluation générale de l'exercice réunissant l'ensemble des représentants des différents acteurs de l'exercice aura lieu le 2 mars 2001 dans les locaux de la DSIN à Paris.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017