Exercice de crise nucléaire au CEA de Saclay

Publié le 16/05/2000 à 00:00

Note d'information

Un exercice de crise nucléaire a eu lieu le 16 mai 2000 au centre d'études nucléaires du CEA à Saclay (Essonne). Cet exercice a permis de tester l'organisation que mettraient en place le CEA et les pouvoirs publics afin de faire face à un accident nucléaire.

L'exercice, qui s'est déroulé de 9h à 16h environ, a mobilisé principalement les équipes de crise :

 

- de la préfecture du département de l'Essonne. Le poste de commandement fixe (PCF) a été mis en place à la préfecture d'Evry et a regroupé les principaux services de l'Etat (pompiers, gendarmerie, DRIRE, DDE, DDASS, ...) ainsi que des représentants de la Mission d'appui à la gestion du risque nucléaire (MARN) du ministère de l'Intérieur ;

 

- de la Direction de la sûreté des installations nucléaires (DSIN), de son appui technique l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN), et de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) de la région Ile de France (Division nucléaire d'Orléans) ;

 

- du CEA, au niveau central et sur le site de Saclay ;

 

- de l'Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI), qui a mis en place un centre de crise dans ses locaux du Vésinet.

 

Les populations voisines du site nucléaire ont été associées à l'exercice. En particulier, l'exercice a permis de tester les modalités de mise à l'abri des habitants de Saclay-Bourg, soit un total d'environ 800 personnes. 

 

La situation accidentelle retenue dans le scénario de l'exercice comprenait plusieurs défaillances successives sur le réacteur de recherche OSIRIS du centre de Saclay. Le scénario a débuté par la chute d'un assemblage de combustible nucléaire dans une cellule chaude de l'installation. L'exercice s'est poursuivi avec le blocage d'un autre assemblage dans la piscine du réacteur. L'apparition d'une fuite d'eau sur cette piscine a entraîné un risque de fusion de l'assemblage bloqué. Vers 13h, à titre de précaution, l'Autorité de sûreté a donc conseillé au préfet de déclencher le plan particulier d'intervention et de procéder à la mise à l'abri des populations de Saclay. 

 

Le niveau d'eau de la piscine a été stabilisé vers 15h, permettant d'éviter la fusion du coeur du réacteur. Les rejets causés par la fusion de l'assemblage resté bloqué sont restés confinés dans le bâtiment du réacteur. Les mesures de protection de la population ont donc pu être levées en conséquence.

 

La situation aurait conduit à classer cet incident au niveau 3 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) qui compte 7 niveaux.

 

Une réunion d'évaluation générale de l'exercice réunissant l'ensemble des représentants des différents acteurs de l'exercice aura lieu le 16 juin 2000 dans les locaux de la DSIN à Paris.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017