Le ministère de la Santé homologue la décision de l’ASN d’abaisser le seuil de la prise d’iode stable en cas d’accident nucléaire

Publié le 29/12/2009 à 16:15

Note d'information

L’Autorité de sûreté nucléaire a adopté le 18 août 2009 une décision abaissant le niveau d’intervention pour l’ingestion d’iode stable (iodure de potassium) en cas d’accident nucléaire.

Les comprimés d’iode stable doivent désormais être pris lorsqu’une dose de 50 millisievert (mSv) à la thyroïde est susceptible d’être atteinte (contre 100 mSv auparavant). Cette décision améliore la protection des populations les plus sensibles (fœtus et jeunes de moins de 18 ans) et accorde la pratique française à celle des pays limitrophes.

Cette décision a été homologuée par arrêté ministériel du 20 novembre 2009.

L’ingestion d’iode stable : une action simple de protection des populations

Associée à la mise à l’abri de la population, la prise d’un comprimé d’iode stable est un moyen efficace de protéger la thyroïde contre les effets des rejets d’iode radioactif.

En cas d’accident nucléaire, de l’iode radioactif provenant d’un réacteur nucléaire peut être rejeté dans l’environnement. Respiré ou avalé, cet iode radioactif se fixe sur la glande thyroïde et peut alors augmenter le risque de cancer de cet organe, surtout chez les jeunes.

Prendre un comprimé d’iode stable avant de tels rejets protège la thyroïde en empêchant l’iode radioactif de s’y concentrer. Le comprimé d’iode doit être pris uniquement et immédiatement à la demande du préfet.

En France, des campagnes de distribution d’iode stable ont lieu régulièrement autour des installations nucléaires intéressées. La dernière campagne est actuellement en cours autour des centrales nucléaires d’EDF (pour plus d’information : www.distribution-iode.com).

L’ASN réunira prochainement un groupe de travail afin d’étudier l’incidence de ce nouveau niveau d’intervention sur la gestion des situations d’urgence radiologique et les aménagements éventuels à apporter aux dispositions des plans Orsec (organisation de la réponse de sécurité civile).

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017