Sortie du domaine autorisé « pression-température » à la suite d’un dysfonctionnement d’une vanne de régulation

Publié le 09/08/2013

Centrale nucléaire du Bugey - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 2 août 2013, une vanne du circuit de contrôle volumétrique et chimique du réacteur n°5 de la centrale nucléaire du Bugey a connu un dysfonctionnement mécanique et a occasionné une montée de pression du circuit primaire jusqu’à une valeur située au-delà du domaine de fonctionnement autorisé.

Sur les réacteurs à eau pressurisée exploités par EDF, le circuit primaire est un circuit fermé, contenant de l’eau sous pression qui s’échauffe dans la cuve du réacteur au contact des éléments combustibles. Les spécifications techniques d’exploitation définissent les limites autorisées pour la pression et la température du circuit primaire qui doivent être suivies en permanence. Le circuit primaire est connecté à un système de contrôle volumétrique et chimique qui a notamment pour fonction de maintenir dans le circuit primaire la quantité d'eau nécessaire au refroidissement du cœur. Cette régulation du volume du circuit primaire se fait par l'intermédiaire d'un circuit d'injection (charge) et de vidange (décharge).

Le réacteur n°5 de la centrale nucléaire du Bugey est à l’arrêt depuis le 24 juin 2013 à la suite d’un incendie qui a endommagé l’alternateur situé dans la salle des machines de l’installation (hors zone nucléaire). La chaudière nucléaire était depuis lors maintenue dans un état d’arrêt conforme aux règles générales d’exploitation : le circuit de contrôle volumétrique et chimique était connecté pour assurer les régulations nécessaires à son fonctionnement.

Le 2 août 2013, vers 17 heures, une défaillance mécanique s’est produite sur la ligne de décharge du circuit de contrôle volumétrique et chimique : la fermeture intempestive d’une vanne a provoqué une brusque augmentation de pression dans le circuit primaire. L’ouverture automatique de soupapes de sûreté a permis de limiter la pression dans l’équipement. Les équipes de conduite ont appliqué les consignes appropriées pour piloter le réacteur à la suite du transitoire généré par l’à-coup de pression. Vers 23 heures, l’ensemble des paramètres de pilotage a été rétabli et le réacteur a retrouvé un domaine d’exploitation autorisé.

Les premières investigations techniques menées par l’exploitant mettent en évidence que la fermeture intempestive de la vanne installée sur la ligne de décharge du circuit de contrôle volumétrique et chimique serait liée à la casse d’une pièce de liaison entre l’axe de commande et le positionneur.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur le personnel ni sur l’environnement de l’installation.

Cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires INES.

Classement INES de l'incident

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Date de la dernière mise à jour : 16/08/2017