Risque de chute de protections biologiques sur des équipements importants pour la protection

Publié le 30/05/2014

Anomalie générique

Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Cattenom - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Chinon B - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Chooz B - Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Cruas-Meysse - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Fessenheim - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Gravelines - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Paluel - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire du Blayais - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire du Bugey - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire du Tricastin - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 15 mai 2014, EDF a informé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) du reclassement de l’évènement significatif déclaré le 24 juillet 2013 relatif aux écarts affectant certaines protections biologiques[1] implantées à proximité d’équipements importants pour la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1 du code de l’environnement. Ces écarts remettent en cause la tenue mécanique des protections biologiques en cas de séisme.

Les protections biologiques sont placées dans certains locaux de l'îlot nucléaire, notamment auprès des organes (tuyauteries, vannes, échangeurs de chaleur) traversés par le fluide circulant dans le circuit primaire principal. En cas de séisme, ces protections biologiques sont susceptibles de chuter et de provoquer une rupture de l’intégrité des circuits voisins.

L’ASN a demandé à EDF de remettre en conformité les équipements concernés, d’approfondir les contrôles sur les réacteurs de 900 MWe et de les étendre à l’ensemble des réacteurs. Les résultats des contrôles complémentaires réalisés par EDF révèlent que tous les réacteurs sont affectés d’écarts dont certains affectent plusieurs systèmes dont le fonctionnement est requis en cas d’incident ou d’accident.

Pour les réacteurs n°1 de Belleville, n° 3 et 4 de Blayais, n° 2 et 5 du Bugey, n° 1 à 4 de Cattenom, n° 1 à 4 de Chinon, n° 1 et 2 de Chooz, n° 1 à 4 de Cruas, n° 1 à 4 de Dampierre, n° 1 et 2 de Fessenheim, n° 1 à 6 de Gravelines, n° 1 et 2 de Nogent, n° 1, 2 et 4 de Paluel, n° 1 et 2 de Saint-Laurent, n° 1 à 4 de Tricastin, en cas de séisme important, les écarts relevés sont susceptibles de porter atteinte aux systèmes assurant le refroidissement des assemblages combustibles entreposés dans la piscine du bâtiment combustible ou celui des joints des groupes motopompes primaires.

A court terme, EDF a déposé les protections biologiques qui présentent les risques les plus importants en cas de séisme. La résorption complète des écarts nécessite des modifications des installations et de leurs conditions d’exploitation qu’EDF doit présenter à l’ASN.

Cet événement n’a pas eu de conséquences sur les personnes ni sur l’environnement. Pour tous les réacteurs mentionnés plus haut, l’événement est classé au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7.

[1] Protection biologique : Dispositif permettant de limiter l’exposition des personnes aux rayonnements ionisants, lors des opérations d’exploitation courantes et lors des opérations de maintenance.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 30/05/2014