Risque d’indisponibilité du turbo-alternateur de secours

Publié le 19/12/2014

Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Cattenom - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Chooz B - Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Civaux - Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Flamanville - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Golfech - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Paluel - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Penly - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Saint-Alban / Saint-Maurice - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 17 décembre 2014, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un écart mettant en cause la capacité du turboalternateur de secours (LLS) des réacteurs nucléaires de 1300 et 1450 MWe à assurer sa mission après 24 heures de fonctionnement.

Les réacteurs sont équipés de deux lignes électriques extérieures en provenance du réseau national et de deux groupes électrogènes de secours à moteur diesel (voie A et voie B). En cas de perte totale des alimentations électriques, y compris des groupes électrogènes de secours, le turbo-alternateur LLS, actionné par de la vapeur, assure l'alimentation électrique des équipements minimaux de conduite, de l'éclairage d'ultime secours et de la pompe d’injection aux joints des groupes motopompes primaires (GMPP). Chaque site accueillant les réacteurs de 1300 et 1450 MWe dispose en outre d’une source électrique d’ultime secours constituée d’une turbine à combustion (TAC).

L’écart a été révélé par les contrôles conduits par EDF dans le cadre des investigations engagées après la découverte d’un écart de même nature qui a affecté les réacteurs de 900 MWe. Les études complémentaires réalisées par EDF montrent que les températures atteintes dans les locaux dans lesquels sont situés les turbo-alternateurs LLS peuvent être supérieures, après 24 heures de fonctionnement du LLS, aux températures maximales admissibles par ces matériels. Dans ces conditions, leur fonctionnement n’est plus garanti.

EDF s’appuie sur des dispositions d’exploitation existantes et a modifié les règles de conduite applicables en situation de perte totale des alimentations électriques des réacteurs afin d’assurer la fourniture d’énergie électrique par la TAC.

Cet événement n’a pas eu de conséquences sur les personnes ni sur l’environnement. Pour tous les réacteurs nucléaires de 1300 et 1450 MWe, l’événement est classé au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7.

En savoir plus

Consulter l'avis d'incident :

  • Risque d’indisponibilité du turbo-alternateur de secours
    Le 28 mars 2014, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un écart mettant en cause la capacité du turboalternateur de secours (LLS) des réacteurs nucléaires de 900 MWe à assurer sa mission après 24 heures de fonctionnement.
    Publié le 04 avril 2014

Classement INES de l'incident

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Date de la dernière mise à jour : 19/12/2014