Détection tardive de la position non conforme d’un robinet participant au confinement de l’enceinte du réacteur

Publié le 27/06/2019

Centrale nucléaire du Blayais - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 6 juin 2019, l’exploitant de la centrale nucléaire du Blayais a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif à la détection tardive de la position non conforme d’un robinet participant au confinement de l’enceinte du réacteur 1, initialement classé au niveau 0 de l’échelle INES. Après analyse complémentaire, l’exploitant a modifié sa déclaration le 14 juin 2019 pour classer l’événement au niveau 1 de l’échelle INES.

Sur les réacteurs à eau sous pression du parc nucléaire d’EDF, l'enceinte de confinement est un bâtiment en béton à l'intérieur duquel se trouvent notamment la cuve, le cœur du réacteur, les générateurs de vapeur et le pressuriseur. Elle constitue la dernière des trois barrières entre les produits radioactifs contenus dans le cœur du réacteur et l'environnement (la première barrière étant constituée par la gaine du combustible, la deuxième étant constituée par l’enveloppe du circuit primaire principal). La troisième barrière est destinée à retenir, en cas d’accident, les produits radioactifs qui seraient libérés lors d'une rupture du circuit primaire.

De nombreuses canalisations nécessaires au fonctionnement de l’installation traversent cette enceinte. Afin de garantir l’étanchéité de la troisième barrière, des vannes d’isolement et des clapets montés en série, assurant une redondance, permettent d’obturer ces canalisations. Lorsque ces organes doivent demeurer dans une position requise, ouverte ou fermée, une condamnation administrative est posée sur leur commande, afin de les bloquer. Physiquement, cette condamnation est réalisée à l’aide d’un dispositif de verrouillage de type cadenas ou câble avec serrure.

Le 1er juin 2019, le réacteur 1 était en production. Au cours d’un contrôle visuel trimestriel, l’exploitant a constaté qu’un robinet participant au confinement de l’enceinte, qui aurait dû être en position fermée en application des règles générales d’exploitation, était partiellement ouvert. Le dispositif de condamnation administrative en place n’était pas suffisamment serré.

Dès la découverte de l’anomalie, l’exploitant a refermé le robinet, permettant ainsi de restaurer l’intégrité de l’enceinte de confinement, et a resserré son dispositif de condamnation administrative.

Un clapet étanche situé en amont du robinet est néanmoins toujours resté en position fermée pendant la durée de l’événement.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur les installations, les personnes et l’environnement.

Toutefois, l’événement a affecté la fonction de sûreté liée au confinement du réacteur. Compte tenu de la détection tardive de cet écart et du non-respect des règles générales d’exploitation, cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité).

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 27/06/2019