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Non tenue au séisme majoré de sécurité d’une portion des ouvrages de protection des sites nucléaires EDF et AREVA du Tricastin contre l’inondation

Publié le 28/08/2017

Parcs uranifères du Tricastin - Entreposage du substances radioactives - AREVA

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Usine Georges Besse II de séparation des isotopes de l'uranium par centrifugation - Transformation de substances radioactives - SET

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Centrale nucléaire du Tricastin - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Unité de fabrication de combustibles nucléaires FBFC Pierrelatte (installation déclassée) - Installation nucléaire de base déclassée - FBFC

Les 18 et 22 août 2017, EDF et AREVA, exploitants de la centrale nucléaire et de la plate-forme AREVA du Tricastin ont respectivement déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), un événement significatif pour la sûreté relatif à la non tenue d’une portion de la digue du canal de Donzère-Mondragon, en cas de séisme majoré de sécurité[i] (SMS).

Lea centrale nucléaire d’EDF et le site nucléaire AREVA du Tricastin sont en effet protégés contre le risque d’inondation par des digues situées le long de ce canal. En cas de séisme provoquant la rupture de la digue, les sites EDF et AREVA seraient inondés.

A la suite de l’accident de Fukushima (Japon), l’ASN avait respectivement demandé à EDF et à AREVA par décision no 2012-DC-0292 du 26 juin 2012 et par décisions nos 2015-DC-0483 à 0489 du 8 janvier 2015 de réaliser, dans le cadre des évaluations complémentaires de sûreté, une étude de la robustesse à des séismes très élevés des digues et autres ouvrages de protection des installations contre l’inondation.

EDF a rendu, en 2013, un premier rapport attestant que les digues du canal situées en amont du CNPE résistaient à un SMS. AREVA s’est appuyé en 2015 sur cette étude pour démontrer la protection des installations de la plate-forme AREVA du Tricastin contre le risque d’inondation en cas d’aléa sismique.   

Toutefois, pour une portion particulière de la digue, EDF devait approfondir l’étude et réaliser de nouvelles investigations géotechniques. Ces investigations complémentaires ont mis en évidence la présence de couches de sable susceptibles d’être déstabilisées en cas de SMS sur une longueur d’environ 400 mètres. Les études réalisées à partir des investigations géotechniques complémentaires confirment cependant une tenue au séisme maximal historiquement vraisemblable[1] (SMVH) de la digue.

L’absence de tenue au SMS de cette portion d’ouvrage constitue une non-conformité à la démonstration de sûreté des sites nucléaires EDF et AREVA du Tricastin. Des travaux de renforcement devront donc être mis en œuvre.

En raison de cet écart au rapport de sûreté, les deux événements déclarés ont été classés au niveau 1 de l’échelle INES.

[i] Le séisme maximal historiquement vraisemblable (SMHV) est le niveau de séisme déterminé par analyse sismotectonique des séismes historiquement connus sur une période d’environ 1 000 ans. Le séisme majoré de sécurité (SMS) est quant à lui obtenu en majorant la magnitude du SMHV d'un demi-point

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 28/08/2017