Non-respect du délai de réparation d’une vanne du circuit volumétrique et chimique de la centrale nucléaire du Bugey

Publié le 21/08/2013

Centrale nucléaire du Bugey - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 12 août 2013, la centrale nucléaire du Bugey a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement significatif pour la sûreté relatif au dépassement du délai de réparation de la vanne de charge du circuit de contrôle volumétrique et chimique du réacteur n°5.

Sur les réacteurs à eau pressurisée exploités par EDF, le circuit primaire est un circuit fermé, contenant de l’eau sous pression qui s’échauffe dans la cuve du réacteur au contact des éléments combustibles. Le circuit de contrôle volumétrique et chimique a pour fonction de maintenir dans le circuit primaire la quantité d’eau nécessaire au refroidissement du cœur. Cette régulation du volume du circuit primaire se fait par l’intermédiaire d’un circuit d’injection (charge) et de vidange (décharge).

Le 1er août 2013, les équipes de la centrale nucléaire ont mis en évidence que la vanne de charge du circuit de contrôle volumétrique et chimique du réacteur n°5 présentait une inétanchéité interne, c'est-à-dire que même lorsque la vanne était mise en position fermée, un débit de fluide demeurait présent entre l’amont et l’aval de la vanne. Après analyse, l’exploitant a considéré que cette vanne demeurait disponible mais qu’une réparation devait être engagée.

Le 2 août 2013, la vanne de décharge du circuit de contrôle volumétrique et chimique du réacteur n°5 de la centrale nucléaire du Bugey a connu un dysfonctionnement mécanique et a occasionné une montée de pression du circuit primaire jusqu’à une valeur située au-delà du domaine de fonctionnement autorisé. Cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES.

L’inétanchéité interne de la vanne de charge a compliqué l’application, par les équipes de conduite du réacteur, des consignes appropriées pour piloter le réacteur à la suite de cette montée de pression.

Compte tenu de la présence d’un débit de fuite interne important et au vu des difficultés rencontrées par les équipes de conduite lors de cet événement, lorsqu’à l’issue de cet événement, l’ensemble des paramètres de pilotage a été rétabli et le réacteur a retrouvé un domaine d’exploitation autorisé, l’exploitant de la centrale nucléaire du Bugey aurait dû considérer la vanne de charge comme indisponible et engager sa réparation dans un délai de 24 heures conformément aux spécifications techniques d’exploitation.

Cette réparation a cependant tardé et n’a été engagée qu’à partir du 4 août 2013, ce qui est supérieur au délai fixé par les spécifications techniques d’exploitation. La vanne n’a été totalement réparée que le 9 août 2013.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur le personnel ni sur l’environnement de l’installation.

Cependant, en raison du délai de réparation de cette vanne et du non-respect des spécifications techniques d’exploitation qui en découle, cet incident a été classé au niveau 1 de l’échelle INES.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 24/01/2014