Non-respect de procédures relatives aux interventions de contrôle par radiographie

Publié le 12/10/2000

Station de traitement des effluents et déchets solides (STE2) et atelier de traitement des combustibles nucléaires oxyde (AT1) - Transformation de substances radioactives - Orano Cycle

Le 12 octobre, lors d'une intervention de contrôle par radiographie sur des tuyauteries situées dans un local de l'atelier, un opérateur qui intervenait dans un local avoisinant a été faiblement exposé aux rayonnements en raison de son passage dans la zone influencée par le tir radio.

Des opérations d'entretien sont périodiquement effectuées sur les emballages de transport des combustibles irradiés. Ces emballages sont appelés des châteaux. Ces opérations de maintenance sont réalisées à COGEMA La Hague dans deux ateliers : l'atelier AMEC (atelier de maintenance et d'entretien des châteaux), qui est rattaché à l'ensemble industriel Est, et l'atelier AEC (atelier d'entretien des châteaux), qui est rattaché à l'ensemble industriel Ouest.

Dans la nuit du 12 au 13 octobre, un contrôle de soudure par radiographie était en cours dans un local de l'atelier AEC. Dans une pièce contiguë, un opérateur procédait à des contrôles par frottis, à l'intérieur du périmètre concerné par la radiographie. Alors qu'il se dirigeait vers la porte du local où se déroulait la radiographie, son dosimètre individuel actif (dosicard) est passé en alarme. Il a aussitôt évacué les lieux et prévenu sa hiérarchie.

Son dosicard a indiqué un équivalent de dose très faible (25 microsievert), à comparer à la limite annuelle de 1 millisievert (1000 microsievert) fixée par la direction européenne en cours de transposition en droit français. Le développement de son film dosimètre réglementaire a confirmé une dose inférieure au seuil de détection. En aucun cas, l'opérateur n'aurait pu recevoir un équivalent de dose supérieur aux limites réglementaires.

L'analyse de cet incident a révélé le non-respect de procédures relatives aux interventions de contrôle par radiographie : la mise en place d'un balisage n'avait été que partiellement réalisée, et la vérification d'absence de personnel dans la zone influencée n'avait pas été effectuée.

Cet incident n'a pas eu de conséquences notables. Il a été classé au niveau 1 de l'échelle internationale INES en raison du non respect des procédures en vigueur sur l'établissement pour la réalisation des radiographies.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 17/01/2014