Non respect de la masse maximale autorisée en uranium 235 dans deux fûts entreposés dans l’usine de conversion d’AREVA NC (ex- COMURHEX) de Pierrelatte (Drôme)

Publié le 26/10/2015

Usines Orano Cycle de fluoration de l’uranium - Transformation de substances radioactives - Comurhex

L’exploitant de l’usine de conversion d’AREVA NC (ex COMURHEX) de Pierrelatte a déclaré le 16 octobre 2015 à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif à un dépassement de la quantité maximale autorisée d’uranium 235U dans deux fûts de résidus uranifères entreposés sur une aire de l’installation nucléaire de base (INB) 105.

Implantée sur le site du Tricastin dans la Drôme, les usines de conversion d’AREVA NC (ex COMURHEX) de Pierrelatte ont pour activité principale la conversion chimique de l’uranium sous forme d’UF6 en vue de son enrichissement. L’INB n°105, à l’arrêt depuis 2008, a notamment été utilisée pour recycler de l’uranium issu de combustible non irradié, dont sont issus les fûts concernés.

L’exploitant avait déclaré un événement classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des évènements nucléaires) le 20 décembre 2013 après que l’ASN eut détecté lors d’une inspection qu’un fût entreposé sur une aire de l’INB contenait une masse en 235U supérieure à la prescription technique relative au risque de criticité. C’est lors du reconditionnement de ce fût que l’exploitant a relevé que deux autres fûts de résidus uranifères étaient également en écart par rapport à cette prescription technique. En effet, ils contenaient respectivement une masse en  235U égale à 2,662 kg et 2,644 kg alors que la prescription technique de l’INB en limite la quantité autorisée à 2,5 kg.

Le premier fût a fait l’objet d’une opération de mise en conformité et l’exploitant a engagé les démarches pour reconditionner le deuxième.

Ces deux fûts étant disposés dans des conditions sûres du point de vue du risque de criticité ; aucune réaction de criticité ne s’est produite et cet événement n’a pas eu de conséquence sur les installations, les salariés ou l’environnement du site.

Du fait du non-respect récurent d’une prescription technique, depuis plusieurs années, l'incident a été classé au niveau 1 de l'échelle INES (échelle internationale des évènements nucléaires) qui en compte 8, de 0 à 7.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 29/10/2015