Indisponibilité partielle du système de ventilation de l’enceinte de confinement du réacteur 5

Publié le 04/05/2020

Centrale nucléaire du Bugey - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 28 avril 2020, EDF a déclaré à l’ASN un événement significatif pour la sûreté relatif à l’indisponibilité partielle du système de ventilation de l’enceinte de confinement du réacteur 5 de la centrale nucléaire du Bugey.

L’enceinte de confinement du réacteur, à l’intérieur de laquelle se trouve notamment la cuve qui contient le combustible nucléaire, est équipée de deux sas d’accès et d’une ouverture de grande dimension appelée « tampon d’accès matériel ». Ces accès peuvent être ouverts lors de certaines phases d’arrêt pour maintenance afin de permettre l’entrée de personnes et de matériel. Lorsque ces accès sont ouverts alors que le combustible est encore présent dans la cuve, par exemple en début d’arrêt pour maintenance, les règles générales d’exploitation imposent que les deux voies redondantes du système de ventilation (ETY), qui font passer l’air extrait du bâtiment réacteur sur des pièges à iode, soient disponibles pour pouvoir assurer un confinement dynamique en cas de relâchement de radioactivité dans le bâtiment réacteur.

Le 13 mars 2020, le réacteur 5 est complétement déchargé de son combustible. Dans le cadre des activités programmées de l’arrêt, à l’issue des essais périodiques sur le circuit ETY ses ventilateurs, deux vannes de circuits ETY sont laissées en position fermée, alors que leur position attendue est la position ouverte.

Le 26 avril 2020, EDF s’apprête à réaliser une décompression de l’enceinte de confinement du réacteur en mettant en service le système ETY dans la configuration requise. En l’absence d’évolution de la pression de l’enceinte, un agent de terrain envoyé en local constate que deux vannes du circuit ETY sont restées en position fermée et les remet dans la position attendue.

Cette position inappropriée de deux vannes du circuit ETY a conduit à l’indisponibilité de la filtration iode du système ETY, et aurait pu entraîner un retard, en cas d’accident nucléaire entrainant un rejet à l’intérieur de l’enceinte de confinement, dans la mise en œuvre de la fonction de confinement de l’enceinte du réacteur. Cette situation n’est donc pas autorisée par les spécifications techniques d’exploitation encadrant le fonctionnement du réacteur.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur les installations, sur l’environnement ou sur les travailleurs.

En raison de la détection tardive de cet écart et du non-respect des spécifications techniques d’exploitation qui en découle, cet incident a été classé au niveau 1 de l’échelle INES.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 04/05/2020