Indisponibilité partielle du système de ventilation de l’enceinte de confinement du réacteur 2

Publié le 28/12/2018

Centrale nucléaire du Bugey - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 24 décembre 2018, EDF a déclaré un événement significatif pour la sûreté relatif à l’indisponibilité partielle du système de ventilation de l’enceinte de confinement du réacteur 2 de la centrale nucléaire du Bugey.

L’enceinte de confinement du réacteur, à l’intérieur de laquelle se trouve notamment la cuve qui contient le combustible nucléaire, est équipée de deux sas d’accès et d’une ouverture de grande dimension appelée « tampon matériel ». Ces accès peuvent être ouverts lors de certaines phases d’arrêt pour maintenance afin de permettre l’entrée de personnes et de matériel. Lorsque ces accès sont ouverts alors que le combustible est encore présent dans la cuve, par exemple en début d’arrêt pour maintenance, les règles générales d’exploitation imposent que les deux voies redondantes du système de ventilation (ETY), qui font passer l’air extrait du bâtiment réacteur sur des pièges à iode, soient disponibles pour pouvoir assurer un confinement dynamique en cas de relâchement de radioactivité dans le bâtiment réacteur.

En juillet 2018, à la suite de difficultés de mise en service d’un des ventilateurs du système ETY, l’exploitant a formalisé à l’attention des services de maintenance une demande de travaux. Le 8 octobre 2018, alors que le réacteur 2 de la centrale nucléaire du Bugey était en phase de mise à l’arrêt pour maintenance et renouvellement partiel de son combustible, l’exploitant a constaté que cette demande n’avait pas été traitée et s’est interrogé sur la disponibilité du système de ventilation. Le capteur à l’origine de ces difficultés de mise en service a été identifié puis réparé.

Le 20 décembre 2018, dans le cadre d’une analyse à froid de deuxième niveau, EDF a considéré, au vu de l’intervention réalisée en octobre, que la ventilation ETY avait de fait été seulement partiellement disponible durant les premières phases de mise à l’arrêt du réacteur 2, qui a débuté le 29 septembre 2018.

Cet événement, qui n’a pas eu de conséquence sur les installations, sur l’environnement ou sur les travailleurs, a été classé au niveau 1 de l’échelle INES par l’exploitant en raison du non-respect des règles d’exploitation du réacteur.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 28/12/2018