Indisponibilité de la pompe d’injection de secours aux joints des pompes primaires des réacteurs 1 et 2

Publié le 22/12/2020

Centrale nucléaire de Gravelines - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 15 décembre 2020, l’exploitant de la centrale nucléaire de Gravelines a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement significatif pour la sûreté relatif à l’indisponibilité de la pompe d’injection de secours aux joints des pompes primaires commune aux réacteurs 1 et 2.

Le rôle des pompes primaires est d’assurer la circulation de l’eau dans le circuit primaire et donc de refroidir le cœur. Au niveau des joints de ces pompes, de l’eau sous haute pression est injectée afin d’assurer l’étanchéité du circuit primaire en évitant toute remontée d’eau de ce circuit. En fonctionnement normal, cette injection est assurée par le circuit de contrôle volumétrique et chimique. En situation de perte totale des alimentations électriques, cette injection aux joints des pompes primaires est assurée par une pompe de secours spécifique.

Le 11 octobre 2020, à la suite de la réalisation d’un essai périodique, le temps de démarrage de la pompe de secours est constaté supérieur à un des critères demandés par les règles générales d’exploitation. Toutefois, le temps d’établissement du débit de la pompe étant satisfaisant, l’exploitant décide de ne pas mener d’opération de maintenance.

Le 13 novembre 2020, lors d’un nouvel essai périodique, le temps de démarrage de la pompe de secours se dégrade. Le remplacement d’une partie du système de relayage électromécanique de la pompe est programmé et réalisé le 26 novembre 2020. A l’issue cette maintenance, un nouvel essai est réalisé. Le 27 novembre 2020, l’analyse en temps différé des résultats de l’essai montre que le critère relatif au temps de démarrage de la pompe est toujours trop long. 

Le 2 décembre 2020, la pompe de secours est finalement déclarée indisponible. Une nouvelle maintenance est programmée et des connecteurs sur le système de relayage électromécanique sont trouvés desserrés. Le 4 décembre 2020, après avoir effectué le resserrage des connecteurs, un nouvel essai confirme le bon fonctionnement de la pompe de secours.

La pompe de secours aurait dû être déclarée indisponible depuis le début des problèmes rencontrés sur le temps de démarrage de la pompe. Les règles générales d’exploitation du réacteur n’ont pas été respectées puisqu’elles imposent un amorçage du repli du réacteur sous trois jours en cas d’indisponibilité de la pompe de secours.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur l’environnement ou les travailleurs. Il est classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité) en raison de sa détection tardive.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 22/12/2020