Dysfonctionnement d’une turbopompe du circuit d’alimentation de secours en eau des générateurs de vapeur

Publié le 06/12/2018

Centrale nucléaire de Civaux - Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Le 21 novembre 2018, l’exploitant de la centrale nucléaire de Civaux a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté relatif à un défaut d’opérabilité d’une turbopompe située sur une voie du circuit permettant l’alimentation de secours en eau des générateurs de vapeur (circuit ASG) du réacteur 1.

Le circuit d’alimentation de secours en eau des générateurs de vapeur fournit à ces derniers, en cas de défaillance de l’alimentation principale, l’eau nécessaire au refroidissement du réacteur.

Chacune des deux voies du circuit ASG alimente deux générateurs de vapeur (GV) et comprend deux pompes redondantes :

  • une motopompe alimentée électriquement,
  • une turbopompe dont la turbine d’entraînement est alimentée par la vapeur sortant des deux GV correspondants.

Le 6 novembre 2018, dans le cadre des opérations de redémarrage du réacteur 1 à la suite d’un arrêt pour maintenance et renouvellement du combustible, l’exploitant de la centrale nucléaire de Civaux mène un essai à réaliser après chaque arrêt du réacteur pour s’assurer du bon fonctionnement de la turbopompe de la voie A. La turbopompe s’arrête au bout de quelques minutes et l’essai s’avère non concluant. Cela conduit l’exploitant à déclarer la turbopompe indisponible.

Les investigations menées par l’exploitant mettent en évidence une présence importante d’eau liquide dans les lignes d’alimentation en vapeur de la turbopompe, la vapeur ayant refroidi de manière excessive. La présence d’eau est antérieure à la réalisation de l’essai du 6 novembre. L’exploitant remet alors en état les lignes d’alimentation de vapeur de la turbopompe en éliminant l’eau qui s’y est accumulée. Il procède à un nouvel essai de démarrage de la turbopompe, qui s’avère concluant. La turbopompe est déclarée de nouveau opérationnelle le 9 novembre 2018.

Les motopompes des voies A et B du circuit ASG et la turbopompe de la voie B du circuit ASG sont restées disponibles pendant la durée de l’événement.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur les installations, sur le personnel ou sur l’environnement.

Toutefois, compte tenu de sa détection tardive, il a été classé au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires INES.

L’ASN constate que l’événement a été déclaré par l’exploitant 15 jours après sa détection, ce qui n’est pas conforme aux exigences de l’arrêté du 7 février 2012 fixant les règles générales relatives aux installations nucléaires de base, complété par le guide professionnel de l’ASN du 21 octobre 2005 relatif aux modalités de déclaration et à la codification des critères relatifs aux événements significatifs impliquant la sûreté, la radioprotection ou l’environnement, qui fixe un délai de 2 jours ouvrés. L’ASN a demandé à la direction de la centrale de prendre toutes les mesures nécessaires pour respecter ce délai pour les prochains événements qui lui seront déclarés.

Classement INES de l'incident

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Date de la dernière mise à jour : 06/12/2018