Dépassement des paramètres de la concentration en uranium et du pH autorisés pour les transferts d’effluents de l’usine de conversion d’AREVA NC (ex-COMURHEX) de Pierrelatte (Drôme)

Publié le 10/10/2016

Usines Orano Cycle de fluoration de l’uranium - Transformation de substances radioactives - Comurhex

AREVA NC (ex-COMURHEX) a déclaré à l’ASN le 30 septembre 2016 un événement significatif pour l’environnement relatif au dépassement des valeurs autorisées en termes de pH et de teneur en uranium, au niveau du point de rejet des eaux pluviales et des eaux de refroidissement de  l’installation nucléaire de base (INB) n° 105.

Implantée sur le site du Tricastin dans la Drôme, les usines de conversion d’AREVA NC (ex-COMURHEX) de Pierrelatte ont pour activité principale la conversion chimique de l’uranium sous forme d’hexafluorure (UF6) en vue de son enrichissement. Les gaz issus du procédé sont traités par un dispositif de lavage au moyen d’une solution de potasse. Cette solution est refroidie, dans des échangeurs, par de l’eau industrielle qui est ensuite transférée vers la station de traitement des effluents d’AREVA NC. Ces effluents doivent respecter des paramètres de concentration en uranium et de pH.

Le 28 septembre 2016, une fuite d’un échangeur de refroidissement de la potasse a conduit au rejet de potasse dans les effluents issus du refroidissement. Cette pollution a conduit au dépassement du pH et de la teneur limite d’émission en uranium autorisés pour le transfert de ces effluents. Le pH a atteint la valeur de 10,5 pour une plage autorisée comprise entre 6,5 et 9,5 et la teneur en uranium la valeur de 0,8 milligramme par litre (mg/l) pour une limite autorisée égale à 0,1 mg/l.

Les eaux de refroidissement ne sont pas rejetées directement dans l’environnement, mais sont transférées avant rejet dans un bassin de collecte de la station de traitement des effluents d’AREVA NC.

L’ASN a mené le 3 octobre 2016 une inspection réactive à la suite de cet événement. Elle a constaté que cet événement a pour origine une accumulation de défaillances techniques et organisationnelles. L’ASN a également vérifié  à cette occasion que des mesures correctives immédiates ont été apportées à l’installation de manière à éviter le renouvellement de cet événement. La lettre de suite de l’ASN sera prochainement publiée sur son site internet.

Du fait du non-respect d’une prescription de transfert et de rejet d’effluents, et de l’accumulation de défaillances mise en évidence au cours de l’inspection de l’ASN, l’incident a été classé au niveau 1 de l'échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires) qui en compte 8, de 0 à 7.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 10/10/2016