Défaut de résistance au séisme de vannes de systèmes de ventilation de 52 réacteurs d’EDF

Publié le 15/03/2019

Anomalie générique

Centrale nucléaire du Tricastin - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Penly - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Saint-Alban / Saint-Maurice - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Paluel - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Golfech - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Gravelines - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Civaux - Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Cattenom - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Cruas-Meysse - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Chooz B - Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Centrale nucléaire du Blayais - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Flamanville - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Centrale nucléaire de Chinon B - Réacteurs de 900 MWe - EDF

EDF a déclaré à l’ASN le 8 février 2019 un événement significatif pour la sûreté nucléaire relatif à un défaut de résistance au séisme des vannes du système de ventilation du bâtiment réacteur à l’arrêt et du système de surveillance atmosphérique de l’enceinte de confinement des réacteurs en fonctionnement des centrales nucléaires de Belleville-sur-Loire, Blayais, Cattenom, Chinon, Chooz, Civaux, Cruas-Meysse, Dampierre-en-Burly, Flamanville, Golfech, Gravelines, Nogent-sur-Seine, Paluel, Penly, Saint-Alban, Saint-Laurent-des-Eaux et Tricastin.

Les vannes du système de ventilation du bâtiment réacteur à l’arrêt et du système de surveillance atmosphérique de l’enceinte de confinement font partie de la troisième barrière de confinement. Leur résistance au séisme concourt à la démonstration de sûreté du réacteur en situation accidentelle. En particulier, en cas d’accident, ces vannes doivent être maintenues en position fermée afin d’assurer le confinement des substances radioactives à l’intérieur de l’enceinte de confinement.

A l’occasion d’une opération de maintenance réalisée à la centrale nucléaire de Chinon, EDF a détecté que le matériau utilisé pour des éléments de fixation des vannes du système de ventilation du bâtiment réacteur à l’arrêt n’était pas conforme au plan. Cette non-conformité, qui s’est avérée concerner 52 réacteurs, est susceptible de remettre en cause la fonctionnalité des vannes en cas de séisme, empêchant le bon isolement du bâtiment réacteur.

EDF prévoit le remplacement des fixations non-conformes dans un délai conforme aux préconisations du guide n° 21 de l’ASN.

Compte tenu de ses conséquences potentielles, l’événement est classé au niveau 1 de l’échelle INES pour les vingt-huit réacteurs de 900 MWe concernés, les vingt réacteurs de 1300 MWe et les quatre réacteurs de 1450 MWe.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 15/03/2019