Découpe d’un réservoir contenant un alliage liquide de sodium et de potassium (NaK) dans un atelier du réacteur Superphénix

Publié le 08/02/2018

Réacteur Superphénix et Atelier pour l’entreposage des combustibles - Réacteur nucléaire à neutrons rapides - EDF

Electricité de France (EDF), exploitant le site de Creys-Malville (Isère), a déclaré le 18 janvier 2018 à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif relatif à la découpe d’un réservoir contenant un alliage liquide de sodium et de potassium (NaK) et à l’écoulement de ce liquide dans l’atelier de découpe du réacteur Superphénix (INB n° 91).

Le réacteur Superphénix, actuellement en démantèlement, dispose d’un atelier de découpe dont l’objectif est le traitement de certains matériels démantelés.

Le 16 janvier 2018, un défaut d’assurance de la qualité lors de la préparation d’une opération de traitement dans cet atelier a conduit à la découpe inappropriée d’un réservoir contenant du NaK liquide, produit qui a la particularité de réagir vivement avec l’eau et l’air. Ces réactions conduisent par ailleurs à la formation de superoxyde, matière elle-même extrêmement réactive.

Les opérateurs ont immédiatement appliqué les dispositions de neutralisation du NaK écoulé et ont sécurisé l’entreposage du réservoir concerné. Dans l’attente de la réalisation d’opérations de diagnostic et de la définition des actions de traitement à réaliser, des dispositions compensatoires ont été mises en œuvre par l’exploitant et les activités de l’atelier ont été mises à l’arrêt.

Cet événement n’a donc pas eu de conséquence sur l’installation, le personnel ou l’environnement.

L’ASN a mené le 24 janvier 2018 une inspection sur cet événement, qui a mis en évidence des incohérences entre les différents documents d’intervention et des insuffisances dans la surveillance par EDF du sous-traitant en charge des activités. L’ASN a demandé à EDF de mettre en œuvre un plan d’action préalable à la reprise des activités dans cet atelier.

Cet événement mettant en évidence plusieurs défaillances successives, dues à un manque de rigueur d’exploitation et de culture de sûreté, cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires) qui en compte 8.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 08/02/2018