Contamination d’une personne intervenant dans une campagne de caractérisation de sources

Publié le 12/08/2014

Zone de gestion de déchets radioactifs solides - Stockage ou dépôt de substances radioactives - CEA

Le 7 août 2014, le CEA a déclaré à l’ASN une contamination d’un prestataire intervenant dans une campagne de caractérisation de sources. La contamination a eu lieu deux jours plus tôt et est déclarée par le CEA du fait du dépassement potentiel du quart de la limite de dose individuelle annuelle réglementaire.

L’INB n°72 assure l’entreposage, la caractérisation et le conditionnement des déchets solides produits sur le centre de Saclay. L’installation récupère également les sources sans emploi du CEA. Des déchets anciens et des combustibles usés y sont aussi entreposés.

L’agent prestataire du CEA intervenait au sein de l’installation dans le cadre d’une campagne de caractérisation de sources. Lors de l’évènement, il recherchait une source au radium pour un complément de caractérisation. Dans ce but il a procédé, dans le local « sources » du hall ventilé du bâtiment 116 de l’installation, à la réouverture de trois fûts prébétonnés servant au transport de sources irradiantes entre bâtiments. Une vérification du contenu de ces trois fûts est réalisée à cette occasion. Après avoir refermé tous les fûts, lors de la fermeture de la porte du local, la balise de surveillance de la contamination atmosphérique déclenche une alarme imputable à la présence de radon et de ses descendants radioactifs. Une contamination est détectée au niveau des vêtements et du corps de l’intervenant. Le salarié est pris en charge par le service médical du CEA pour traitement de cette contamination et examens complémentaires. Ces examens sont nécessaires pour déterminer la dose engagée, c'est-à-dire la dose qui sera reçue par la personne jusqu’à l’élimination de cette contamination interne et sur une durée maximale de 50 ans. Même si tous les résultats ne sont pas encore connus, une première estimation de la dose engagée ne permet pas d’exclure la possibilité que le quart de la limite annuelle réglementaire soit dépassé.   

L’ASN sera particulièrement attentive aux enseignements tirés de cet évènement notamment du point de vue des facteurs humains et organisationnels dans cette installation qui est exploitée par un opérateur industriel, sous la responsabilité du CEA.

Cet incident n'a pas eu de conséquence significative sur l'environnement. Compte tenu du dépassement possible du quart de la dose annuelle admissible, l’incident a été classé provisoirementau niveau 1 de l’échelle INES, qui en compte 7.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 12/08/2014