Baisse du niveau d’eau de la piscine d’entreposage des combustibles usés du réacteur n°2

Publié le 28/03/2017

Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Le 16 mars 2017, l'exploitant de la centrale nucléaire de Belleville a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif relatif à une baisse du niveau d’eau de la piscine d’entreposage des combustibles usés du réacteur n° 2.

La piscine d'entreposage du combustible a deux fonctions. D'une part, elle reçoit l'ensemble des assemblages du cœur du réacteur pendant les arrêts pour rechargement ; d'autre part, elle sert à l'entreposage des assemblages usés dans l'attente de leur envoi vers une usine de traitement. Durant cette période, la radioactivité et la puissance résiduelles des assemblages diminuent.

Le refroidissement de la piscine est nécessaire pour évacuer la puissance résiduelle dégagée par les éléments combustibles présents. Par ailleurs, le niveau de la piscine doit rester en permanence supérieur à 22,15 m, à la fois pour assurer un volume d'eau suffisant dans la piscine, permettant de faire face à un arrêt intempestif du circuit de refroidissement, et pour garantir une protection efficace du personnel intervenant en bord de piscine contre le rayonnement émis par le combustible usé entreposé.

Dans la matinée du 14 mars 2017, un technicien réalise un prélèvement en ouvrant deux vannes afin de contrôler les paramètres chimiques de l’eau de la piscine d’entreposage des combustibles usés. A la fin du prélèvement, le technicien ne referme pas ces vannes. En début d’après-midi, l’opérateur se rend compte de l’oubli du technicien et demande la fermeture immédiate des deux vannes laissées ouvertes.

L’ouverture des vannes de prélèvement a entraîné une baisse de niveau de 6 centimètres de la piscine. Le niveau  est resté en permanence supérieur à 22,15m et le combustible présent dans la piscine a toujours été refroidi.

Cet évènement n’a pas eu de conséquence réelle sur l’installation ni sur l’environnement mais du fait qu’un écart similaire s’était déjà produit en 2014, il a été classé au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires INES, qui en compte 7.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 28/03/2017