Dépassement de la limite de dose annuelle réglementaire au niveau des mains d’un travailleur en scanographie interventionnelle

Publié le 27/10/2020

Médical - Travailleurs

Centre d’imagerie médicale de l’Ouest Parisien - 92210 Saint-Cloud – Hauts-de-Seine (92)

Le 5 octobre 2020, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été informée qu’un praticien en radiologie exerçant dans les locaux du centre d’imagerie médicale de l’Ouest Parisien de Saint-Cloud avait reçu une dose de rayonnements aux mains excédant la limite annuelle de dose de 500 mSv (millisievert), fixée par la réglementation.

Lors de la réalisation d’actes médicaux (infiltrations avec injection de médicaments in situ ou biopsies), les radiologues utilisent des appareils émettant des rayons X qui permettent de visualiser le trajet de l’aiguille et de guider leur pratique. La réalisation de ces actes induit une exposition aux rayonnements ionisants, notamment au niveau des mains du praticien, qui peut être importante et qui varie selon la pratique individuelle, les paramètres d’acquisition de l’image radiologique et l’utilisation d’équipements de protection individuelle.

Tout travailleur potentiellement exposé aux rayonnements ionisants doit bénéficier d’un suivi dosimétrique adapté au poste de travail, assuré par des moyens de mesures individuels, appelés
« dosimètre passif ». Dans le cas présent, des dosimètres spécifiques permettent d’évaluer les doses équivalentes pour les mains et, ainsi, de contrôler le respect de la limite de dose équivalente pour cette partie du corps.

C’est ainsi que, début octobre 2020, le centre d’imagerie médicale de l’Ouest Parisien de Saint-Cloud a pris connaissance, dans le cadre de l’exploitation de la dosimétrie spécifique, d’une dose équivalente cumulée de 533 mSv au niveau des mains d’un professionnel, enregistrée pour la période de juillet 2019 à juillet 2020.

En raison du dépassement de la limite annuelle réglementaire d’exposition aux rayonnements ionisants pour un travailleur, l’ASN classe provisoirement cet événement au niveau 1 de l’échelle INES(échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité).

à la suite de ce constat, l’établissement mène actuellement des investigations en vue de déterminer la cause de cette dose anormalement élevée. Les premiers éléments indiquent une augmentation du nombre d’actes réalisés par ce radiologue, à la suite d’une baisse d’effectifs au sein de ce centre.

L’analyse précise de l’événement, les mesures complémentaires éventuelles ainsi que leur mise en œuvre effective seront vérifiées lors d’une inspection dédiée du centre d’imagerie, qui permettra notamment d’examiner l’organisation du travail au scanner interventionnel, les dispositions prises pour limiter les expositions des mains du radiologue lors des actes, ainsi que la mise en œuvre du principe d’optimisation des doses délivrées pour les actes de scanographie interventionnelle réalisés par le centre.

Classement INES de l'incident

0 1 2 3 4 5 6 7

Date de la dernière mise à jour : 27/10/2020