Arrêt pour visite partielle du réacteur n° 4

Publié le 01/08/2013

Centrale nucléaire de Paluel - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Date de l'arrêt du réacteur : 06/04/2013

Date de redémarrage du réacteur : 18/07/2013

Le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Paluel a été arrêté du 6 avril 2013 au 18 juillet 2013. Lors de cet arrêt de type « visite partielle », de nombreuses opérations de maintenance ont été réalisées sur le réacteur.

Les principaux chantiers réalisés à l’occasion de cet arrêt et contrôlés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont été les suivants :

  • le rechargement du combustible qui, en début d’arrêt, a été entièrement retiré de la cuve pour être entreposé dans la piscine de stockage du combustible. En fin d’arrêt, le combustible, renouvelé en partie, a été repositionné dans la cuve ;
  • la requalification décennale avec épreuve hydraulique des quatre circuits secondaires principaux des générateurs de vapeur ; ces circuits ont été éprouvés à une pression de 106,2 bar ;
  • le contrôle des tubes des quatre générateurs de vapeur avec le bouchage préventif de 6 tubes présentant des signaux d’usure ou ne pouvant être interprétés ;
  • le remplacement de plusieurs résistances électriques de chauffage du pressuriseur[1] ;
  • le contrôle et la remise en conformité des dispositifs de freinage des pompes d’alimentation de secours des générateurs de vapeur (ASG), du système d’aspersion de l’enceinte de confinement (EAS), du système d’injection de sécurité (RIS) et du système de refroidissement à l’arrêt (RRA) ;
  • la visite complète des deux générateurs diesel de secours ;
  • la maintenance des tuyauteries de la source froide ; certains tronçons ont été remplacés à l’identique et d’autres ont fait l’objet de travaux de réparations nécessitant un accord préalable de l’ASN.

Au cours de l’arrêt, six événements significatifs pour la sûreté ont été déclarés ainsi que six événements significatifs pour la radioprotection. Un événement significatif pour la sûreté a été classé au niveau 1 sur l’échelle INES[2], les autres écarts ont été classés au niveau 0 sur l’échelle INES.

En complément des dossiers techniques qu’elle a contrôlés, l’ASN a procédé, pendant l’arrêt du réacteur, à :

  • trois jours d’inspections inopinées de chantiers, qui ont porté sur les conditions et le déroulement de plusieurs interventions situées notamment dans le bâtiment réacteur (BR), dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires (BAN), dans le bâtiment combustible (BK) et dans les bâtiments de la source froide ;
  • une inspection spécifique portant sur les conditions de réalisation des épreuves hydrauliques des circuits secondaires principaux des générateurs de vapeurs ;
  • une journée d’inspection du travail axée sur les conditions d’intervention du personnel.

L'ASN considère que cet arrêt s'est déroulé de façon globalement satisfaisante. Cependant, l’ASN constate que le nombre élevé d’événements dans le domaine de la radioprotection enregistrés sur l’arrêt doit inciter l’exploitant à renforcer les mesures de prévention et d’analyse de risques dans ce domaine lors des prochains arrêts du site. Par ailleurs, l’ASN note que la qualité de certaines informations transmises au cours de l’arrêt doit être améliorée.

Après examen des résultats de contrôles et des travaux effectués durant l’arrêt, l’Autorité de sûreté nucléaire a donné, le 5 juillet 2013, son accord au redémarrage du réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Paluel. Lors des opérations de redémarrage, plusieurs aléas techniques mineurs ont retardé la divergence[3] et le couplage du réacteur au réseau qui sont intervenus les 13 et 18 juillet 2013 avec finalement, l’atteinte de la pleine puissance le 26 juillet 2013.

[1] Le pressuriseur est un réservoir de forme cylindrique, dont la fonction est de contrôler la pression du circuit primaire. En fonctionnement normal, il contient de l’eau en phase liquide et en phase vapeur. La vaporisation d’une partie de cette eau est obtenue par la mise en service de résistances électriques de chauffage.

[2] Consulter l'avis d'incident

[3] La divergence nucléaire est le démarrage du processus de réaction nucléaire en chaîne dans un réacteur nucléaire.

Date de la dernière mise à jour : 17/01/2014