Arrêt pour visite partielle du réacteur n° 1

Publié le 24/10/2013

Centrale nucléaire de Paluel - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Date de l'arrêt du réacteur : 29/06/2013

Date de redémarrage du réacteur : 12/10/2013

Le réacteur n° 1 de la centrale nucléaire de Paluel a été arrêté du 29 juin 2013 au 12 octobre 2013. Lors de cet arrêt de type « visite partielle », de nombreuses opérations de maintenance ont été réalisées sur le réacteur.

Les principaux chantiers réalisés à l’occasion de cet arrêt et contrôlés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont été les suivants :

  • le rechargement du combustible qui, en début d’arrêt, a été entièrement retiré de la cuve pour être entreposé dans la piscine de stockage du combustible. En fin d’arrêt, le combustible, renouvelé en partie, a été repositionné dans la cuve ;
  • Le nettoyage préventif des 4 générateurs de vapeur (GV) : ce nettoyage, basé sur un procédé chimique de trempage et de rinçage, vise à éliminer les dépôts pouvant encrasser et colmater la partie secondaire des GV ;
  • Les « lançages renforcés » des GV : ces opérations, venant en complément du nettoyage précédent, consistent à nettoyer les plaques tubulaires des GV par des jets de vapeur haute pression pour éliminer les zones résiduelles d’accumulation des dépôts ;
  • le contrôle des tubes des quatre générateurs de vapeur avec le bouchage préventif de 9 tubes présentant des signaux d’usure ou ne pouvant être interprétés ;
  • le contrôle et la remise en conformité des dispositifs de freinage des pompes d’alimentation de secours des générateurs de vapeur (ASG), du système d’aspersion de l’enceinte de confinement (EAS), du système d’injection de sécurité (RIS) et du système de refroidissement à l’arrêt (RRA) ;
  • dans la salle des machines, le remplacement du stator de l’alternateur et du rotor du corps basse pression de la turbine ;
  • la maintenance des tuyauteries de la station de pompage ; certains tronçons ont été remplacés à l’identique et d’autres ont fait l’objet de travaux de réparations nécessitant un accord préalable de l’ASN.

Au cours de l’arrêt, sept événements significatifs pour la sûreté ont été déclarés ainsi que trois événements significatifs pour la radioprotection. Ces événements ont tous été classés au niveau 0 sur l’échelle INES.

En complément des dossiers techniques qu’elle a contrôlés, l’ASN a procédé, pendant l’arrêt du réacteur, à :

  • quatre jours d’inspections inopinées de chantiers, qui ont porté sur les conditions et le déroulement de plusieurs interventions situées notamment dans le bâtiment réacteur (BR), dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires (BAN), dans le bâtiment combustible (BK) et dans les bâtiments de la source froide ;
  • une journée d’inspection du travail axée sur les conditions d’intervention du personnel.

L'ASN considère que cet arrêt s'est déroulé de façon globalement satisfaisante.

Après examen des résultats de contrôles et des travaux effectués durant l’arrêt, l’Autorité de sûreté nucléaire a donné, le 26 septembre 2013, son accord au redémarrage du réacteur n° 1 de la centrale nucléaire de Paluel. Lors des opérations de redémarrage, plusieurs aléas techniques ont retardé la divergence[1] et le couplage du réacteur sur le réseau qui sont intervenus les 7 et 12 octobre 2013 avec finalement, l’atteinte de la pleine puissance le 18 octobre 2013.

[1] La divergence nucléaire est le démarrage du processus de réaction nucléaire en chaîne dans un réacteur nucléaire.

Date de la dernière mise à jour : 17/01/2014