Arrêt pour visite partielle du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche)

Publié le 12/02/2010

Centrale nucléaire de Flamanville - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Date de l'arrêt du réacteur : 05/09/2009

Date de redémarrage du réacteur : 29/01/2010

Le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Flamanville a été arrêté pour visite partielle du 5 septembre 2009 au 29 janvier 2010.

Les principaux chantiers réalisés à l’occasion de cet arrêt et contrôlés par l’Autorité de sûreté nucléaire ont été les suivants :

  • contrôle des tubes des quatre générateurs de vapeur et bouchage préventif de 11 tubes présentant des signaux d’usure sur deux générateurs. Chaque générateur de vapeur contient plusieurs milliers de tubes qui permettent les échanges de chaleur entre l’eau du circuit primaire et l’eau des circuits secondaires pour la production de la vapeur alimentant la turbine ;
  • à la suite du constat de la déformation d’un bouchon mécanique d’origine, un bouchage préventif complémentaire de 18 tubes sur le générateur de vapeur n°3 a été réalisé. De nouveaux bouchons ont été posés au niveau des 3 tubes dont le bouchon présentait une déformation. Cet aléa est à l’origine de la prolongation de l’arrêt et a fait l’objet d’une déclaration d’événement significatif pour la sûreté de niveau 0.
  • remplacement de dix-sept cannes chauffantes du pressuriseur. Ces résistances électriques permettent de réguler la pression du circuit primaire.
  • remplacement de 3 chaînes de mesure neutronique. Elles permettent de mesurer en permanence le flux de neutrons émis par le cœur afin de contrôler toute augmentation intempestive de puissance.
  • remise en conformité des tuyauteries des aéroréfrigérants des générateurs électriques de secours à moteur diesel.
  • contrôle de la présence et du bon positionnement du dispositif de maintien des relais électromécaniques qualifiés au séisme .

Pendant cet arrêt, l’Autorité de sûreté nucléaire a procédé à 7 inspections dont 5 inopinées. Consulter les lettres de suites d’inspection.

Ces inspections portaient notamment sur :

le respect des dispositions de radioprotection et de sécurité sur divers chantiers situés dans le bâtiment réacteur (remplacement des cannes chauffantes du pressuriseur, remplacement des chaînes de mesure neutronique, réfection des indicateurs de positions des barres);

  • la gestion des déchets contaminés,
  • le remplacement des tuyauteries et/ou des batteries des aéroréfrigérants des générateurs électriques de secours à moteur diesel,
  • la gestion du colisage dans le bâtiment réacteur,
  • le respect des règles générales d’exploitation en salle de commande en fonction de l’état du réacteur.

Un événement significatif pour la sûreté de niveau 1 a été déclaré au cours de l’arrêt. Cet incident concerne la découverte d’un mélange de deux types de graisses dans certains servomoteurs électriques du réacteur susceptibles de remettre en cause la qualification de ces équipements : lire l’avis d’incident. Des actions ont été entreprises pour remettre en conformité le graissage de ces servomoteurs.

Un événement significatif pour la radioprotection de niveau 2 a également été déclaré par une entreprise sous traitante. Cet incident concerne l’irradiation accidentelle d’un travailleur de cette société au cours d’un contrôle de soudure par gammagraphie : lire le communiqué de presse.

L'ASN estime que cet arrêt s'est correctement déroulé pour la plupart des opérations de maintenance prévues. Pour les chantiers inspectés, l’ASN estime que la plupart des conditions d’intervention ont été relativement satisfaisantes. L’ASN a toutefois constaté que la gestion des préparations d’intervention, des ressources des sociétés prestataires nécessaires, des pièces de rechange et de la surveillance à mettre en place reste encore perfectible. L’ASN estime également que le respect des analyses de risques, des documents d’intervention et de la culture radioprotection des intervenants méritent encore d’être améliorés, et ce particulièrement au niveau des sociétés primo-intervenantes sur cet arrêt.

L’ASN a noté une nette amélioration de la gestion des déchets nucléaires dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires (BAN) par rapport aux arrêts de réacteur précédents. La gestion physique et administrative des DMP (dispositifs et moyens particuliers : matériels utilisés pour certaines interventions, lignages de circuits,….) a également évolué de manière positive par la création de magasins dédiés en salle des machines et dans le BAN.

Après examen des résultats de contrôles et des travaux effectués durant l’arrêt, l’Autorité de sûreté nucléaire a donné le 15 janvier 2010 son accord au redémarrage du réacteur n°1 de la centrale de Flamanville.

Date de la dernière mise à jour : 17/01/2014