Arrêt pour visite partielle du réacteur n° 1

Publié le 30/11/2012

Centrale nucléaire de Flamanville - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Date de l'arrêt du réacteur : 21/07/2012

Date de redémarrage du réacteur : 09/11/2012

Le réacteur n° 1 de la centrale nucléaire de Flamanville a été arrêté du 21 juillet 2012 au 9 novembre 2012. Cet arrêt pour maintenance consistait en une visite partielle et a vu le déroulement de nombreuses opérations de maintenance sur les circuits et leurs équipements.

Les principaux chantiers réalisés à l’occasion de cet arrêt et contrôlés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont été les suivants :

  • sur le circuit primaire principal, le remplacement de quarante huit cannes chauffantes du pressuriseur et la visite périodique de deux des quatre groupes moto pompes ;
  • le contrôle des tubes des générateurs de vapeur, qui a conduit au bouchage préventif de 3 tubes, et la requalification décennale, dont l’épreuve hydraulique, des quatre circuits secondaires principaux des générateurs de vapeurs ; ces circuits ont été éprouvés à une pression de 106,2 bar ;
  • le rechargement du combustible qui, en début d’arrêt, a été entièrement retiré de la cuve pour être entreposé dans la piscine de stockage du combustible[1]. En fin d’arrêt, le combustible, renouvelé en partie, a été repositionné dans la cuve ;
  • la visite complète, après treize cycles de fonctionnement, d’un générateur diesel de secours ;
  • la visite des tuyauteries de la source froide ; certains tronçons ont été remplacés à l’identique et d’autres ont fait l’objet de réparation nécessitant un accord de l’ASN préalable aux travaux.

Au cours de cet arrêt, neuf événements significatifs pour la sûreté ont été déclarés. Parmi eux, deux ont été classés au niveau 1 de l’échelle INES, dont celui concernant l’incident survenu dans la nuit du 24 au 25 octobre 2012. Alors que le réacteur était en phase finale de redémarrage, lors de la remise en pression d’une ligne auxiliaire du circuit primaire principal, un indicateur visuel de circulation du fluide s’est rompu, engendrant une fuite du fluide primaire restée contenue dans le bâtiment réacteur.

En outre, deux événements significatifs pour la radioprotection ont également été déclarés ; ils ont été classés au niveau 0 sur l’échelle INES.

En complément des dossiers techniques qu’elle a contrôlés, l’ASN a procédé à dix inspections :

  • six inspections inopinées de chantiers, qui ont porté sur les conditions d’intervention et le déroulement de plusieurs chantiers situés notamment dans le bâtiment réacteur (BR), dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires (BAN), et dans le bâtiment combustible (BK) ;
  • une inspection de supervision de l’organisme mandaté par l’ASN pour contrôler les épreuves hydrauliques des quatre circuits secondaires principaux des générateurs de vapeur ;
  • une inspection portant sur la surveillance des prestataires par l’exploitant ;
  • une journée d’inspection au titre de l’inspection du travail ;
  • une inspection réactive à la suite de l’évènement des 24 et 25 octobre.

A noter que pendant le déroulement de cet arrêt de réacteur, des travaux de construction de la future ligne 400 kV Cotentin – Maine ont nécessité de rendre indisponible la ligne 400 kV Menuel-Launay (en direction de Rennes) pendant le mois d’août.

L'ASN considère que cet arrêt s'est globalement correctement déroulé. Néanmoins, l’ASN estime que l’exploitant doit progresser dans les phases de préparation des activités de maintenance des matériels. L’appropriation par les intervenants de la culture de radioprotection doit rester un point de vigilance. Cet arrêt aura, au final, duré le double du temps prévu initialement.

Après examen des résultats des contrôles des travaux effectués durant l'arrêt, ainsi que des opérations de nettoyage et de remise en conformité effectuées à la suite de l’évènement du 24 octobre 2012, l'ASN a donné le 8 novembre 2012 son accord au redémarrage du réacteur n° 1 de la centrale nucléaire de Flamanville, qui a atteint sa pleine puissance le 20 novembre 2012.

[1] La piscine de stockage du combustible a deux fonctions. D’une part, elle reçoit l’ensemble des assemblages du cœur du réacteur pendant les arrêts pour rechargement, d’autre part, elle sert au stockage des assemblages usés dans l’attente de leur envoi vers une usine de retraitement.

Pour en savoir plus :

Date de la dernière mise à jour : 17/01/2014